Le retard pubertaire
Statistiquement, 97 % des filles et des garçons deviennent pubères respectivement avant l’âge de 13 et de 14 ans. En effet, les filles le sont en général plus vite que les garçons.
Les premiers signes de la puberté correspondent chez la fille au développement de la poitrine et à l’accélération de la vitesse de croissance staturale et, chez le garçon, à l’augmentation du volume des testicules (puis, plus tard de la verge). La puberté rend ainsi possible la procréation.
L’entrée dans la puberté se marque également par l’apparition des caractères sexuels secondaires :
pilosité pubienne et axillaire, poussée hormonale, apparition des premières règles chez la fille.
pilosité plus étendue (faciale et corporelle), modification du timbre de la voix, poussée hormonale, apparition de la pomme d’Adam (le larynx se transforme) chez le garçon.
Parfois, chez certains enfants ces caractères sexuels secondaires ne se manifestent pas. On parle alors de retard pubertaire mais seulement après 14 ans chez le garçon (absence de développement testiculaire) et après 13 ans chez la fille (le développement mammaire n’a pas lieu).
Le retard pubertaire survient plus fréquemment chez le garçon et entraîne souvent un ralentissement de la vitesse de la croissance. Bien que ce retard soit plus facilement toléré par les filles, il reste néanmoins une source de perturbations psychologiques et sociales importantes.
De multiples causes au retard pubertaire peuvent être avancées. L’anorexie peut être une de ces raisons tout comme une malabsorption intestinale. Il peut également s’agir d’une maladie (chronique, génétique) gênant la puberté.
Des antécédents familiaux peuvent intervenir dans ce retard pubertaire : les premières règles de la maman sont apparues tardivement ou le père a connu une croissance et une puberté tardives. Il se peut donc que la puberté se déroule tout à fait normalement mais tout simplement en décalage par rapport à la moyenne. Ce retard peut également êtrela conséquence d’une pratique sportive intensive (souvent observée chez les gymnastes ou les danseuses).
Une série d’examens devra être effectuée pour exclure l’une ou l’autre cause : une anamnèse détaillée, un examen clinique avec mesure du poids, de la taille, de la détermination de l’âge osseux, une auscultation cardiaque et pulmonaire, une prise de la tension artérielle, ... Ces examens seront mis en rapport avec la classification de Tanner qui distingue différents stades du développement pubertaire côtés de 1 (stade prépubère) à 5 (stade adulte).
Cette démarche diagnostique devra bien entendu prendre en compte le retentissement psychologique, affectif, familial et social.
Le traitement sera quant à lui fonction de l’étiologie et aura pour but de soulager les difficultés psychologiques des préados. Dans les cas où une pathologie organique est exclue, on amorcera et/ou accélèrera la vitesse de croissance mais aussi l’apparition des caractères sexuels secondaires par l’administration durant une période limitée (3 à 6 mois) de faibles doses de stéroïdes sexuels (testostérone pour le garçon , oestrogène puis oestrogène + progestatif pour les filles).
| < Article précédent : Sa chambre ? Un vrai capharnaüm ! | Article suivant : Lui et son idole > |




