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Son grand-père est décédé
Confrontés au décès d’un proche, vous vous demandez comment en parler avec votre petit afin de l’aider à surmonter au mieux son chagrin.
Si avant 6 ans, la mort est mal comprise, à son âge, votre enfant peut tout à fait intégrer cette réalité. Plus question d’état temporaire ou réversible, non, il comprend maintenant que lorsqu’on est mort, c’est pour toujours. Il perçoit le mort et éprouve le vide provoqué par la représentation d’une perte définitive. Mais, entre 6 et 9 ans, dans l’esprit de votre enfant, il y a encore confusion entre la mort et un mort.
Il faudra souvent attendre que l’enfant ait soufflé ses 10 bougies pour que le concept même de mort soit réellement assimilé : votre enfant comprend alors la mort comme un principe général d’évolution.
L’un des meilleurs moyens d’aider l’enfant à surmonter la perte d’un être cher est de répondre à toutes ses questions. L’idée selon laquelle il faut protéger les enfants de ce qui est lourd et triste, ne s’applique pas toujours : les difficultés d’un couple ne les regardent pas mais la mort, elle, est une question existentielle à propos de laquelle ils s’interrogent. Leur besoin d’en parler est légitime.
Discutez avec votre enfant avec des mots simples et vrais. Ne lui dites que papi est parti ou s’est endormi car il pourrait alors prendre ces fausses promesses au pied de la lettre. En plus, cela l’empêcherait de commencer un véritable travail de deuil. Répondez lui que son « grand-père est au ciel mais qu’il ne reviendra plus ». Ou qu’il est " est mort parce qu’il a fini de vivre ", comme le suggère la psychanalyste et pédiatre Françoise Dolto.
Si la personne décédée était malade depuis quelque temps, mieux vaut ne pas attendre le moment fatal pour aborder avec votre enfant l’éventualité du décès. De même, si dans votre quartier vous connaissez une personne âgée qui vient de décéder, parlez-en avec votre petit.
Concernant les funérailles, on déconseille d’y mener les enfants trop jeunes. Mais à son âge, votre enfant commence à être mature. Il peut donc être important pour lui d’y assister. Une condition toutefois : s’il le souhaite et s’il est bien entouré. Plus tard, vous pourrez revenir lui montrer la place que son aïeul occupe au cimetière.
Lors de la perte d’un être cher, il est normal que vous soyez triste. Expliquez à votre enfant que lui aussi peut exprimer sa tristesse comme il l’entend : en pleurant, en vous en parlant, en faisant un dessin pour le défunt, en regardant des photos,...
Comme le décès est survenu alors que votre enfant était encore jeune, il sera important que, par la suite, vous lui parliez régulièrement de son grand-père, qu’il a relativement peu connu : qui il était par rapport à vous et à lui, leurs souvenirs communs,...
La mort, bien que difficile à admettre, fait partie de la vie. En parler naturellement aidera votre enfant à l’accepter. Chercher à l’en protéger en lui racontant que son grand-père est « en voyage pour longtemps » ne l’aidera pas, bien au contraire. Privilégiez toujours la vérité.




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