Une fillette agressée à la maternelle
Pas sûre qu’Océane, une petite fille de deux ans et demi, aime l’école… Surtout depuis qu’elle s’y est faite agressée.
Le mois dernier en effet, cette écolière a été violemment battue par d’autres enfants plus âgés, à l’école maternelle des Plants, à Cergy, dans le Val d’Oise. Quatre garçons de grande section ont « lynché » la petite fille, selon les propos du père repris dans le journal Le Parisien. « La directrice m’a appelé en m’expliquant que ma fille venait de se faire agresser ». « Il ne s’affole pas pour autant, minimisant l’incident. Sur le coup, je ne me suis pas vraiment inquiété. J’ai pensé : ce sont des enfants qui jouent… »
Mais quand il découvre l’état de sa fille il comprend qu’il s’agit d’une agression violente. « Elle avait des cheveux arrachés, des bleus sur le visage, poursuit le papa d’Océane. Ce qui m’a inquiété le plus, c’est de voir la petite en panique qui ne pleurait pas. Apparemment, l’un d’eux a lancé A l’attaque ! et c’est parti. Ils étaient tous les quatre à donner des coups. Une enseignante serait intervenue en voyant voler les touffes de cheveux… », peut-on lire dans le Parisien.
Une sanction inadaptée ?
Si les enseignants et l’inspectrice d’Académie ont présenté leurs excuses à la famille, le père a décidé de porter plainte, choqué par la punition infligée aux quatre auteurs de violence, trop légère à son goût : privation de récréation pendant une semaine.
Le papa fulmine : « Je ne demande pas l’exclusion définitive des enfants, mais il faut peut-être les déplacer dans différentes écoles pour les séparer. On nous a expliqué que nous pourrions bénéficier de toutes les dérogations possibles pour inscrire ailleurs la petite, où nous voulons. Mais ce n’est quand même pas à nous de partir ! J’ai demandé à l’un d’eux pourquoi il avait fait cela : j’ai rencontré le silence et des yeux vides. »
Côté administration, on assure que l’affaire est prise très au sérieux. L’inspectrice est intervenue auprès des enseignants, des mesures éducatives ont été appliquées aux quatre garçons, les familles ont été reçues, et un soutien psychologique proposé à Océane.
Celle-ci garde des stigmates de son agression, plus d’un mois après les faits : pipi au lit, comportement agressif, peur du noir, cauchemars… Mais la plainte du père ne pourra avoir de suite car la responsabilité pénale commence à l’âge de 13 ans. Selon le journal Le Parisien, il estime que ce type de comportement justifie la mise en place d’évaluation pour détecter les enfants à haut risque.
| < Article précédent : Allaitement : Marion Cotillard choque ! | Article suivant : Moins de naissances à Halloween ! > |




|
