Votre guide de la grossesse : votre 9ème mois
L’attente ne sera plus très longue ! Bébé sera bientôt dans vos bras. Tout doit être prêt pour l’accueillir : sa chambre, votre valise...
Evolution de votre bébé
Il se fait beau ! Pendant ce dernier mois, il prendra environ 30 g par jour. Il mesure en moyenne 50 cm et pèse 3,3 kilos. Il ressemble beaucoup au bébé qu’il sera à la naissance.
Son crâne conserve une certaine souplesse qui sera bien utile le jour de l’accouchement. Sa tête pourra d’ailleurs conserver une forme d’obus quelques heures après sa naissance car le crâne s’est « moulé » sur le bassin de la mère. Rapidement, il prendra une forme plus ronde.
Il entend les bruits extérieurs, perçoit les goûts et même les odeurs car il reconnaîtra celle de sa mère. Il est sensible à la lumière.
Sa résidence dans le ventre de maman devient un peu étroite… et il a moins de place pour bouger. Il a adopté une position définitive qu’il gardera jusqu’à la naissance. Il s’agit de la « présentation » :
La présentation par la tête :
Bébé a la tête en bas : c’est le cas dans 90 % des accouchements. C’est la position la plus favorable pour l’accouchement.
La présentation par le siège :
La tête de l’enfant est située en haut. Il y a deux cas de figure : le siège complet quand bébé est assis en tailleur, les talons près des fesses et le siège décomplété quand ses jambes sont tendues devant lui, les pieds au niveau du visage.
Dans ce cas, une radio du bassin peut être prescrite à la maman qui permettra de déterminer vers quel type d’accouchement on s’oriente. Une version pourra être tentée : il s’agit d’amener bébé à changer de position par palpation extérieure, sous contrôle d’une échographie ou d’un monitoring. Le succès n’est pas garanti et dans tous les cas, le bébé peut reprendre sa position initiale très rapidement.
Quand le bébé se présente en siège, il se peut que l’articulation de sa hanche ne soit pas exactement à sa place. Il risque d’avoir une prédisposition à la luxation de la hanche. Pour éviter ce problème, il sera langé de façon à avoir les genoux écartés pendant 2 à 3 mois.
Le travail et la dilatation du col seront particulièrement surveillés. S’ils s’effectuent rapidement et si la taille du bassin le permet, un accouchement par voies basses peut être envisagé. Sinon une césarienne sera pratiquée, notamment si la tête est défléchie (en extension).
La présentation transversale
Bébé présente son dos. Une version pourra être pratiquée. Si elle échoue, un accouchement par césarienne sera programmé.
Du côté de la maman
Le dernier mois n’est pas la période la plus confortable pour la future maman. Vous aurez certainement des difficultés à vous déplacer, votre souffle deviendra plus court et vous aurez du mal à effectuer certains gestes. Rien d’anormal, ne vous inquiétez pas ! Continuez à marcher et à vaquer à vos occupations si vous vous en sentez capable. Mais ne faites aucun effort : soyez à l’écoute de votre corps.
Votre utérus a continué de grossir : il mesure environ 32 cm et il écrase les autres organes, provoquant quelques désagréments. Il se peut que votre peau se pigmente et qu’une ligne apparaisse du nombril au pubis. Des auréoles autour des seins peuvent s’accentuer.
Gare aux vergetures
Pensez à vous enduire de crèmes anti vergetures adaptées aux femmes enceintes ou d’huile. Avant d’acheter un produit, demandez conseil à votre sage –femme ou pharmacien pour être sûre qu’il soit adapté à votre grossesse.
Le sommeil
Le sommeil est de mauvaise qualité. Il est important de pouvoir vous reposer le plus souvent possible. Un coussin d’allaitement améliorera votre confort. Un traitement homéopathique, des massages, de la sophrologie, de l’acupuncture pourront vous aider à retrouver des nuits paisibles et à aborder l’approche de la naissance avec sérénité.
Les membres gonflés
Mains, pieds, chevilles jambes risquent de gonfler à cause de la compression des vaisseaux, d’autant plus s’il fait chaud. Surélever vos jambes, massez-les, passez-les sous l’eau froide pour vous soulager. Il vous faudra peut-être changer vos chaussures pour une paire plus confortable. Attention aux bagues que vous ne pourrez plus enlever !
Vous constaterez peut –être un fourmillement dans les mains : il résulte d’une compression d’un nerf qui passe au niveau du poignet. Rien de grave !
Les douleurs dans le bassin
Les douleurs dans le bassin sont généralement liées au travail des ligaments. Le bassin s’adapte pour laisser passer bébé lors de la naissance. Ces douleurs, parfois vives, peuvent se situer au niveau du pubis, des côtes, ou en bas du ventre. Les hormones vont permettre aux ligaments d’être plus souples et votre bassin va « travailler ».
Le colostrum
Pendant ce dernier mois, vous pouvez constater qu’un liquide s’écoule de vos seins. Il s’agit du colostrum : c’est le premier lait secrété par vos seins. Vous êtes prête à allaiter !
Une future maman sous surveillance
Pendant les deux dernières semaines de votre grossesse, vous serez sous surveillance afin de déceler tout signal d’alerte de souffrance fœtale et de prendre en charge les dépassements de terme.
Quinze jours avant le terme théorique, une consultation avec votre médecin vous sera prescrite. Pendant cette consultation, votre col sera examiné. Il peut être encore long et fermé : l’accouchement n’est pas encore imminent. S’il est court et mature, on demandera à la future maman de revenir quelques jours plus tard.
Votre gynécologue obstétriciens surveillera le rythme cardiaque de votre bébé grâce à un appareil placé sur le ventre. L’échographie permettra d’évaluer la quantité de liquide amniotique. Si le rythme cardiaque est irrégulier, si la quantité de liquide amniotique a diminué ou si bébé bouge moins, l’accouchement sera provoqué.
Malgré tous les progrès de la science, il n’est pas possible de déterminer le jour exact de la naissance de bébé. La dernière échographie permet d’évaluer l’âge in utero de bébé avec une certaine exactitude mais il reste une marge d’inconnu. On considère que le terme est dépassé si bébé ne s’est pas montré au bout de 9 mois ou à 41 semaines d’absence de règles. Si une semaine après ce terme, votre enfant n’est pas né, l’accouchement sera provoqué pour lui éviter de subir des souffrances ou des carences.
Les signes avant-coureurs
> Le bouchon muqueux
Sous l’action des hormones, la glaire cervicale qui ferme votre col devient plus liquide. Alors que votre col commence à s’ouvrir, elle peut s’échapper. Il s’agit d’une substance légèrement visqueuse et épaisse qui peut être teintée de sang. La perte du bouchon muqueux peut annoncer le prochain début du travail mais elle peut aussi avoir lieu quinze jours avant l’accouchement.
> La perte des eaux
La rupture du sac amniotique peut survenir avant le début de l’accouchement. Vous ressentirez alors un liquide clair s’écouler : vous pouvez être debout, allongée, peu importe. Il peut s’agir d’un écoulement léger car la tête de bébé obstrue le col ou d’une perte plus importante.
Dans tous les cas, vous devez vous rendre à la maternité car généralement c’est un signe que le travail va commencer. Et a minima, une surveillance médicale sera assurée. Si le liquide a une couleur verdâtre, plus foncée ou teintée de sang, cela signifie que votre enfant ne se sent pas bien et il est urgent de vous rendre à la maternité.
> Vraies fausses contractions ?
Les contractions qui doivent vous alerter sont plus rapprochées et régulières que celles que vous avez pu avoir jusque-là. Vous pouvez les ressentir dans le ventre ou dans le dos. Il peut s’agir de douleurs comparables à celles que vous avez pendant vos règles ou d’élancements plus intenses. Peut-être sentirez-vous votre ventre se durcir.
Les contractions vont se reproduire toutes les vingt minutes, puis elles se rapprocheront toutes les dix minutes. Quand elles se répèteront toutes les cinq minutes, vous pourrez vous rendre à la maternité.
Petits conseils entre amies
La péridurale
La péridurale est vécue par la majorité des femmes comme une avancée dans la lutte contre la douleur. Elle permet de désensibiliser la partie basse du corps tout en permettant à la maman de rester consciente.
Toutes les futures mamans se voient proposer la péridurale : elles doivent effectuer une consultation avec un anesthésiste lors du dernier trimestre pour s’assurer qu’aucune contre-indication n’existe.
Les contre-indications sont : infection de la peau, déformation de la colonne vertébrale, antécédents chirurgicaux, affections neurologiques, troubles de la coagulation sanguine, fièvre, souffrance de l’enfant, modification de la tension…
La péridurale sera effectuée lorsque la dilatation du col est de 2 à 6 centimètres. Elle ne doit pas être pratiquée trop tôt ni trop tard. Un produit anesthésique sera injecté entre deux vertèbres lombaires pour insensibiliser la partie inférieure du corps. Le produit se répand autour des enveloppes de la moelle épinière (la dure-mère) et agit sur les nerfs. Si l’aiguille est impressionnante, l’acte est indolore !
Un petit cathéter est mis en place : il permettra de réinjecter rapidement une dose si nécessaire. Une perfusion intraveineuse sera aussi posée. Dans certaines maternités, la pose de la péridurale ne contraint pas la maman à rester allongée. Mais ce n’est pas toujours le cas.
La péridurale est devenue un acte maîtrisé et sûr. L’enfant et la mère ne courrent aucun danger. L’anesthésie ne se diffuse que peu dans le sang et le bébé n’en sera pas affecté. Mais la mère peut connaître quelques effets secondaires plus ou moins gênants : vertiges, douleurs lombaires, sensations de décharges électriques. La plupart du temps, ces désagréments disparaissent rapidement mais certaines mamans doivent les subir plus longtemps.
Il faut noter que l’effet de la péridurale diminue les sensations de la future maman qui ne saura plus quand elle doit pousser ou pas, au moment de l’expulsion. Les sages-femmes seront là pour la guider car la poussée a bien lieu mais la maman ne la ressent pas. Tout dépend du dosage de la péridurale. Certaines femmes vont regretter cette absence de sensations.
La péridurale est proposée et remboursée pour toutes les femmes. Mais elle n’est pas obligatoire. Certaines mamans veulent passer cette épreuve et savoir comment elles réagiront face à la douleur. D’ailleurs, tous les accouchements ne sont pas aussi douloureux ! Bien souvent, le fait de savoir que la péridurale est disponible permet à la maman d’avancer dans le processus du travail et de mieux supporter la douleur. A chacune de faire son choix !
La liste de naissance
La liste de naissance est une pratique assez récente. Au-delà de la démarche marketing, il faut reconnaître qu’elle peut s’avérer pratique.
Toutes les grandes enseignes et la plupart de sites internet dédiés à l’univers de bébé proposent aux futurs parents d’en déposer une. Elle va permettre notamment de cibler les achats et d’éviter les cadeaux inutiles ou en doublon, ou encore de réunir une sommes d’argent plus importante pour acheter de plus gros équipements de puériculture.
Mais certains trouvent la démarche indélicate et préfèrent laisser à l’entourage familiale et amicale le choix de ses cadeaux.
Que mettre dans sa valise pour la maternité ?
C’est le moment ou jamais de préparer sa valise pour la maternité ! Dans votre 9ème mois, vous pouvez partir à n’importe quel moment à la maternité. Pas question de ses laisser surprendre !
Vous devez préparer quatre sacs différents :
Un pour vous pour le jour J
Un pour bébé quand il naîtra
Un pour votre séjour à la maternité
Un pour le 1er jour de vie de votre bébé
La valise de maman
Pour le grand jour :
Choisissez si possible une tenue confortable. L’attente à la maternité peut être longue et il faut que vous sentiez à l’aise. Vous pourrez aussi amener : un élastique ou une barrette pour celles qui ont les cheveux longs, un brumisateur, une bouteille d’eau, de la lecture ou de la musique pour faire passer le temps, une chemise de nuit ou une tenue qui n’appuie pas ou ne frotte pas sur vos cicatrices si vous avez une césarienne ou une épisiotomie, une robe de chambre ou un peignoir, des pantoufles …
Enfin n’oubliez pas votre dossier, votre carte vitale et mutuelle, votre carte de groupe sanguin, votre carte d’identité et votre livret de famille !
Pour le séjour à la maternité :
Pensez à prendre vos produits d’hygiène courants et habituels (savon, dentifrice, lingettes…) et des serviettes de toilettes. Ensuite, emportez des chemises de nuits, et pourquoi une tenue plus coquette pour recevoir vos visiteurs en privilégiant toujours le confort et le côté pratique sur l’esthétisme. Si vous allaitez, optez pour plusieurs vêtements qui s’ouvrent facilement et discrètement sur le devant car vous pourrez vous tâcher facilement : saignements, régurgitations de bébé… Dans votre valise, glissez aussi des serviettes hygiéniques spécial maternité, des slips jetables, des slips en coton classiques, des soutient-gorges d’allaitement, des coussinets d’allaitement, éventuellement une petite bouée gonflable pour vous asseoir confortablement et un séchoir à cheveux pour sécher la cicatrice de l’épisiotomie si vous en avez une, après votre toilette.
La valise de bébé
Le kit du nouveau-né est simple : le jour de naissance, bébé doit avoir un body, un pyjama et une brassière ainsi qu’un petit bonnet. Choisissez des modèles qui s’enfilent facilement et des matières douces comme le coton.
Pour la suite de son séjour à la maternité, prévoyez deux bodys par jour et deux pyjamas. Une fois encore pensez confort et pratique ! Vous devez penser à emporter deux ou trois brassières, quelques paires de chaussettes, des bavoirs, une turbulette, des serviettes de toilette, un petit nécessaire de toilette, du sérum pysiologique, du coton, des compresses douces stériles et éventuellement des couches si votre maternité ne les fournit pas.
Le jour de sa sortie, selon le mois de sa naissance, vous lui choisirez une tenue chaude ou légère. Mais il ou sera le plus beau ou la plus belle !
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