Danger sur les allocations familiales ?
La politique familiale sera-t-elle un dommage collatéral d’une meilleure compétitivité des entreprises ? Jusqu’à présent en effet, ce sont les entreprises qui financent les prestations sociales à hauteur de 60 % des besoins. Mais le gouvernement pourrait changer cette règle.
Une partie des charges patronales alimente ainsi prime à la naissance, allocations familiales, ou encore allocations de rentrée scolaire. 35 millions sont reversés chaque année à la branche famille de la sécurité sociale pour permettre aux foyers de recevoir ces aides. Mais afin d’alléger les charges qui pèsent sur les entreprises et leur permettre d’être plus compétitives, le président de la République envisage de déplacer ces cotisations sur les ménages.
Une décision légitime ?
« Est-il normal que les entreprises financent notre politique familiale ? » se demandait Nicolas Sarkozy lors du sommet social du 18 janvier dernier. Cette idée avait déjà été évoquée par les députés de la majorité. « On peut considérer qu’une augmentation des impôts dans le financement de la branche famille serait non seulement plus efficiente du point de vue économique, mais aussi plus légitime puisque les prestations familiales relèvent en majorité d’une logique de solidarité nationale » avait expliqué Yves Blur, député de l’UMP dans un rapport.
Une hausse de la TVA ou de la Contribution Sociale Généralisée pourrait compenser cet allègement de charges. C’est la fameuse TVA sociale. Mais pour les syndicats, cette augmentation n’est pas pertinente et n’a rien de « sociale », selon les propos de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.
Qu’en pensez-vous ? Seriez-vous prêt à supporter de nouveaux prélèvements pour financer les aides familiales ?
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