Contrôler sa péridurale pour mieux accoucher ?
Faut-il permettre aux femmes enceintes de contrôler leur propre péridurale à l’aide d’un bouton ? C’est l’avis de plusieurs chercheurs qui s’exprimaient à l’occasion du congrès annuel de la Société de médecine fœtale maternelle, à San Francisco.
Les femmes qui s’injectent elles-mêmes une dose anesthésiante selon leurs besoins accoucheraient plus facilement et sans intervention médicale. Ainsi, quand les mamans gèrent elles-mêmes l’injection de la péridurale selon leur propre ressenti de la douleur, le recours aux ventouses ou aux forceps est moins fréquent et la naissance moins traumatisante. Les ventouses et les forceps sont utilisés quand le travail de la mère n’est pas assez efficace et permettent d’aider le bébé à naître en le tirant par la tête.
Moins de produit anesthésiant injecté
Autre enseignement, selon cette étude qui a comparé 270 accouchements, les femmes qui ont recours à l’auto-injection utilise moins d’anesthésique que celles à qui la péridurale est administrée par un anesthésiste.
Ce procédé permet de « réduire le besoin d’anesthésiant, qui à son tour réduit le besoin de recourir aux forceps, tout en donnant aux femmes le sentiment de contrôler ce qui se passe », a estimé le Dr Dr Elizabeth McGrady, de l’Université de Glasgow, selon le site Radio Canada.
Mais l’administration d’un anesthésiant par les femmes elles-mêmes ne fait pas encore l’unanimité : « La plupart des femmes semblent aimer les péridurales "mobiles", et bien que j’aime le principe qu’elles puissent contrôler le travail, je ne suis pas certain que cela fasse une si grande différence que cela », le tout comparé à une péridurale « normale », a indiqué le Dr Patrick O’Brien, et porte-parole du Collège royal des obstétriciens du Royaume-Uni.
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