CCNE : oui à la création post mortem
Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu son avis. Alors que le Sénat doit examiner le projet de loi de bioéthique, les sages ont dit oui : oui à la procréation post mortem. Après plusieurs mois de réflexion, le CCNE a ainsi rendu un avis positif sur le transfert d’un embryon chez la femme devenue veuve, alors qu’une procédure de procréation médicalement assistée était en cours au sein du couple.
Plusieurs conditions devront toutefois être réunies. Le papa décédé devra avoir donné son consentement de son vivant. Et la mère devra attendre un certain temps pour ne pas prendre une décision hâtive pendant sa période de deuil.
Un enfant désiré
D’un autre côté, ce délai devra être raisonnable pour que l’enfant ne naisse pas trop longtemps après le décès de son père. Et l’accord du père lors de la procédure de procréation médicalement assistée devra être considéré comme une reconnaissance légale de l’enfant.
Pour les membres du CCNE, « la présence de l’embryon » prouvait qu’un « projet parental avancé » existait et qu’on ne peut « résumer la condition d’un enfant à son statut d’orphelin ». « Il saura qu’il a été désiré et qui est son père », souligne Danièle Siroux, rapporteure de l’avis du CCNE. La « présence symbolique » du père persistera de cette façon.
Le débat est pourtant loin d’être clos. Le secrétaire d’Etat à la santé, Nora Berra, et le gouvernement se sont opposés à la procréation post mortem. Les Députés, eux, l’ont soutenu. Que décideront les Sénateurs ?
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