Le procès de l’allaitement
Allaiter son bébé n’est pas une raison suffisante pour obtenir le paiement d’indemnités maladie. Irène Chatrieux l’a appris à ses dépens.
Cette infirmière et psychomotricienne âgée de 34 ans a voulu continuer à allaiter son bébé à l’issu de son congé maternité. Elle a demandé à son gynécologue de lui prescrire un arrêt maladie pour cause d’allaitement.
Mais l’allaitement n’est pas considéré comme une maladie lui a répondu la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Bayonne au bout d’une quinzaine de jours. A ce titre, la CPAM a décidé de ne pas lui verser d’indemnités journalières. Ne s’avouant pas vaincue, la jeune maman est retournée voir son gynécologue qui l’a finalement arrêtée pour cause de dépression post-natale… et a saisi la justice pour contester la décision de sa CPAM.
Mentir pour allaiter ?
« Il paraît contradictoire que l’OMS préconise un allaitement plein de six mois, que l’on connaisse les vertus de l’allaitement sur la santé future des enfants et adultes en devenir, et que finalement rien ne favorise ces économies futures sur la santé de la population » dénonce la maman qui souhaite démontrer l’incohérence du système. « On incite les femmes à mentir sur leur état de santé. Alors que l’OMS préconise un allaitement exclusif au sein jusqu’à six mois » regrette-t-elle.
Pour Catherine Casemajor, responsable des services juridiques de la CPAM de Bayonne, la situation est claire : « Nous ne contestons pas l’intérêt de l’allaitement mais nous nous en tenons à la stricte interprétation des textes ».
Irène Chatrieux a été entendu devant le tribunal des affaires sociales vendredi dernier. Il rendra sa décision le 16 septembre prochain. Aujourd’hui, Irène attend un 2ème enfant. Elle assure
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