Débat sur l’adoption par les couples homosexuels
Le 10 novembre dernier, un tribunal administratif de Besançon a rendu un avis positif à l’adoption d’un enfant par une enseignante homosexuelle. La décision n’a toutefois pas autorisé l’adoption par le couple homosexuel, mais a donné un agrément positif à l’enseignante pour l’adoption ; sa compagne restant alors aux yeux de la loi un "tiers" étranger.
Cette décision semble avoir relancé le débat quant à la possibilité pour un couple homosexuel d’adopter un enfant. Le monde politique, dans son ensemble, s’est pourtout dit défavorable à cette ouverture. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a rappelé ouvertement et maintes fois qu’il n’ouvrait pas le débat d’une adoption élargie. Pour Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la Famille, il s’agit de rester dans la ligne dictée par le président, tout en reconnaissant "l’hypocrisie qui existe aujourd’hui en France" sur ce sujet.
Seules 4.000 familles ont pu recourir à une adoption en France l’année dernière, ce qui représente moins d’une famille sur sept candidate à l’adoption, rappelle Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères. Une convention a été récemment signée par l’AFA (Agence Française de l’Adoption) afin de faciliter pour les trois ans à venir les démarches et l’accompagnement des parents candidats à l’adoption.
Qu’en pensez-vous ? Faut-il faciliter et relancer l’adoption ou continuer à être très strict sur le contrôle des familles d’accueil ?
(Retrouvez également notre débat de la semaine ici : pour ou contre l’adoption par les couples homosexuels ?)
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