Attention aux risques de malformation
Les bébés qui voient le jour grâce à une technique de procréation médicament assistée présentent davantage de malformations que ceux conçus naturellement, selon une étude menée au Canada. Mais le risque global est trop faible pour déconseiller aux couples stériles d’emprunter ce parcours pour avoir des enfants.
L’enquête, la plus importante jamais menée en Amérique du Nord, porte sur plus de 61.000 naissances. "Ce qui est important et rassurant, c’est que le risque absolu reste bas", à moins de 3% de toutes les naissances, a expliqué un des auteurs de l’étude, le Dr Mark Walker, de l’université d’Ottawa.
Reste que le risque de malformations est étonnamment élevé pour les bébés conçus à l’aide de la science. Les résultats de l’étude doivent être publiés vendredi lors d’une réunion de la Société de médecine maternelle et foetale à San Francisco.
Plus d’un million de bébés dans le monde ont vu le jour grâce à l’Assistance médicale à la procréation (AMP). Celle-ci englobe plusieurs méthodes : l’induction d’ovulation, l’insémination artificielle, la fécondation in vitro conventionnelle ou plus perfectionnée, comme la FIV ICSI, qui consiste à injecter directement un spermatozoïde dans l’ovocyte de la patiente.
Entre un et deux pour cent des naissances aux Etats-Unis et au Canada sont issues de ces techniques. On sait déjà que le taux de prématurés et de complications est légèrement plus important chez les enfants nés par AMP que chez ceux conçus naturellement.
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