Christine : Il ne sait pas ce qu’il veut
J’étais depuis un an avec mon ami : moi 35 ans, lui 42 divorcé, 2 garçons. Nous ne vivions pas encore ensemble, mais étions tout le temps soit chez l’un soit chez l’autre. Beaucoup de points communs, très bonne entente à tous les niveaux, aucun problème avec ses enfants. Depuis le départ, nous avions parlé d’enfants dans le sens où moi, je n’en avais pas encore et en souhaitais, tandis que lui en avait déjà 2 ! Il m’a toujours dit que ça ne posait pas de problème.
Au mois de janvier, on a passé une soirée avec un couple d’amis qui venait d’avoir un bébé, et là : crise panique de sa part, il ne se sentait plus capable d’assumer un bébé, les pleurs etc. S’en est suivi une remise en question de notre relation. Il ne voulait pas m’empêcher d’être mère, mais lui ne voulait plus être père.
C’est dans ce contexte que je suis tombée enceinte sous pilule… sans oubli de prise ! Sur le moment j’étais très mal, je ne voulais rien lui imposer. J’ai pris RDV chez le gynéco 2 jours plus tard et j’ai demandé à mon ami ce qu’il souhaitait que je fasse et il m’a demandé d’avorter... Je voulais respecter son choix, mais quand j’ai entendu battre le coeur de mon bébé, j’ai fondu en larmes et il m’a été impossible d’avorter. J’ai donc décidé de garder le bébé contre l’avis du père. Je savais que j’allais devoir l’assumer seule.
Je lui ai annoncé tout de suite ma décision. Il a tout d’abord réagit par la colère, puis par le mutisme, puis ses sentiments pour moi ont repris le dessus, puis c’était à nouveau la peur... et ça a continué comme ça pendant les 9 mois de la grossesse. Cela a été très difficile... Heureusement, j’ai eu à côté de ça une grossesse très facile.
Aujourd’hui ma fille est née, elle est adorable, elle a 2 mois et demi. Je vis seule avec elle et assume seule financièrement. Le papa a finalement été présent à l’accouchement. Je ne savais pas s’il viendrait mais il est arrivé quand j’étais ouverte à 9. Il a fini par reconnaître sa fille mais elle ne porte pas son nom, il n’a pas fait la démarche. Il y a juste sa famille proche qui est au courant, personne à son travail ne le sait et il n’a pas pris son congé de paternité.
Actuellement il ne sait toujours pas ce qu’il veut. Il dit m’aimer, il est content d’avoir une fille, mais a toujours ses peurs. Il a accepté de s’occuper de sa fille le jeudi soir car je dois travailler en soirée au moins une fois dans la semaine. Tout se passe très bien entre nous, mais parfois c’est silence radio pour réapparaître par la suite tout penaud et amoureux.
Ses 2 garçons sont ravis d’avoir une petite soeur. Mais personne ne comprend rien à l’attitude du père, qui je le précise n’entretient pas d’autre relation en parallèle. Il refuse bien évidemment d’aller voir un psy. Je voulais qu’il puisse connaître sa fille avant de le forcer à faire un choix. Je lui ai donc posé un ultimatum : fin avril soit il a quelque chose de concret à nous proposer, soit je refais ma vie sans lui... (des belles promesses il y en a eu, mais jamais suivies d’actes.) Je ne peux plus endurer cette torture mentale de le voir entrer et sortir de ma vie tous les 15 jours, malgré mon amour pour lui, car là je commence à lui en vouloir...Il faut qu’il se positionne... pour ma fille et pour moi.
| < Article précédent : J’ai RDV demain pour une IVG | Article suivant : Julie : "J’ai perdu des gros caillots de sang" > |




