Hyperactivité : un lien génétique en cause
L’énigme des enfants hyperactifs serait-elle sur le point d’être résolue ? Une étape significative a été franchie dans la connaissance de ce trouble du comportement, grâce à une équipe de scientifiques britanniques.
Leur étude publiée dans la revue médicale The Lancet a révélé un lien génétique direct avec l’hyperactivité, appelée aussi déficit de l’attention et de l’hyperactivité (TDAH). Elle révèle que les enfants hyperactifs sont susceptibles d’avoir certains éléments de leur ADN en double ou manquant. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont étudié des les analyses génétiques de centaines d’enfants.
Un soulagement pour les familles concernées
« Nous espérons que ces résultats aideront à surmonter la stigmatisation associée au TDAH », commente le Pr Anita Thapar. « Maintenant, nous pouvons dire avec confiance que le TDAH est une maladie génétique et que les cerveaux des enfants atteints de cette maladie se développent différemment de ceux des autres enfants. »
Les chercheurs espèrent que le résultat de leur étude permettra de mieux comprendre les familles confrontées à ce trouble du comportement. Jusqu’alors, l’hyperactivité était souvent considérée comme un problème de comportement ou la conséquence d’une mauvaise éducation.
Mais la génétique n’explique pas encore tout. D’autres études montrent que la TDAH peut aussi être liée à un déficit d’attention lors de la petite enfance. Le TDAH concerne un enfant sur cinquante : ces enfants sont agités, distraits et ont des difficultés à se concentrer, à l’école comme à la maison.
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