Intervention chirurgicale à hauts risques !
Tatiana et Anastasia Dogaru, deux soeurs siamoises âgées de 3 ans, liées par le crâne, ont subi avec succès mercredi dernier une première intervention chirurgicale à hauts risques destinée à sauver leur vie au plus vite.
Claudia et Alin Dogaru, les parents d’origine roumaine des jumelles, sont arrivés avec leurs filles à Cleveland (Ohio), le 6 avril dernier, après avoir vécu deux ans et demi à Dallas (Texas).
Les deux petites siamoises, nées à Rome en Italie, n’ont jusqu’alors jamais pu se faire face, le sommet du crâne de Tatiana étant attaché à l’arrière de la tête d’Anastasia. Leurs cerveaux sont également reliés et les petites souffrent de malformations de certains organes, dont le cœur, et de certains membres. Mais les deux fillettes possèdent des fonctions cognitives ; elles peuvent parler et marcher. Il s’agit en fait de jumelles Craniopagus, une situation extrêmement rare et potentiellement mortelle. Elle toucherait une naissance sur 2,5 millions.
A leur arrivée à Cleveland, le mois dernier, des opérations préparatoires ont été conduites pour insérer des anneaux métalliques dans les vaisseaux sanguins de leurs cerveaux de manière à créer des systèmes de circulation indépendants. « Il y a un sentiment d’urgence » déclarait alors un porte-parole de l’hôpital « car si l’une des jumelles tombe gravement malade et meurt, l’autre devrait aussi mourir dans un délai de quelques minutes ou heures ». L’opération prévue mercredi dernier consistait en une opération chirurgicale à très hauts risques à l’issue de laquelle seulement une ou aucune des jumelles pouvait survivre. « Leurs complications médicales sont vraiment très graves, et la séparation implique des procédures pouvant amener les deux petites filles à mourir d’hémorragie », avait prévenu l’hôpital.
Mercredi dernier, des chirurgiens ont donc entamé le processus de séparation des deux petites jumelles siamoises. « Les petites vont bien », assurait jeudi à l’AFP un porte-parole de l’hôpital des enfants de Cleveland à l’issue de l’opération. Si l’intervention pratiquée s’avère un succès médical, le processus de séparation n’en est pas moins terminé et nécessitera une série d’opérations étalées sur plusieurs mois.
Néanmoins, après l’issue quasi « miraculeuse » de cette première intervention chirurgicale, l’espoir pour ces deux petites filles de vivre un jour normalement est désormais permis...
Catherine, Rédactrice de babyfrance.com
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