L’alcool, mauvais aussi pour l’horloge biologique
On connaît les nombreux méfaits de l’alcool lorsqu’il est avalé par la femme enceinte : le fœtus peut présenter un retard de croissance, un périmètre crânien modifié, des troubles psychiques... Tragiquement sombre, cette liste des conséquences dramatiques du syndrome d’alcoolisation foetale n’a pourtant pas fini de s’allonger : un dérèglement de l’horloge biologique de l’enfant pourrait venir s’ajouter à ces troubles.
C’est la conclusion à laquelle a abouti Jennifer Thomas, de l’Université de San Diego en Californie. A partir d’un travail sur le rat, cette scientifique a montré qu’une « exposition foetale à l’alcool au cours du troisième trimestre, quand le système circadien est en train de se développer, altère le fonctionnement futur de l’horloge biologique ».
Répercussion directe : l’enfant éprouverait des difficultés à discerner les cycles jours/nuits ! Ce qui entraînerait également d’importantes conséquences sur la qualité de son sommeil et sur son comportement général. Pour la chercheuse, « ce déraillement chronobiologique peut expliquer un certain nombre de troubles comportementaux observés chez ces enfants ».
Une raison de plus pour répéter (jamais assez ?) que pendant la grossesse aucune goutte d’alcool ne doit être bue !
| < Article précédent : Les mamans européennes | Article suivant : Nos petits, de plus en plus grands ! > |




|
