L’Arche de Zoé bientôt fixé sur sa peine
Le tribunal de Créteil se prononcera le 28 janvier prochain sur l’adaptation de la peine des six membres de l’Arche de Zoé condamnés au Tchad.
Le procureur de la République de Créteil a requis lundi une peine de substitution de huit ans de prison pour les six Français, condamnés à huit ans de travaux forcés le 26 décembre dernier par la justice tchadienne pour une tentative pour emmener en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour. Ils avaient été transférés deux jours plus tard en France pour y purger leur peine.
Après les plaidoiries de leurs avocats, les cinq membres de l’association présents à l’audience ont pu s’exprimer, dont Eric Breteau le responsable de l’Arche de Zoé. "Les gens que vous venez d’entendre sont des gens formidables, au grand coeur, ils ne méritent pas cette injustice", a lancé Eric Breteau, visiblement affaibli par sa grève de la faim. "Rendez-leur justice, rendez-leur leur dignité, rendez-leur leur liberté".
"Désolée d’avoir foiré" a déclaré Emilie Lelouch à l’adresse des familles d’accueil qui s’apprêtaient à accueillir les enfants présentes au tribunal. "Je ne regrette rien. J’ai osé et je recommencerai", a-t-elle ajouté très émue. "Je pense aux enfants qui meurent (...), je pense plus à eux qu’à moi, même si je dois aller en prison".
A l’issue des déclarations des cinq membres de l’Arche de Zoé, le président du tribunal correctionnel de Créteil, Xavier Raguin, a mis la décision en délibéré au lundi 28 janvier, évoquant "les questions techniques, juridiques, et complexes" que les juges doivent étudier. AP
| < Article précédent : La peine de mort pour les pédophiles | Article suivant : Un enfant de 2 ans tué par un chien > |




|
