La dépression saisonnière en avance
La dépression saisonnière arrive avec 15 jours à 3 semaines d’avance, indique le site Actu24. Pas d’étude épidémiologique, mais une nette impression dans les services spécialisés.
La dépression saisonnière touche entre 5 et 15% de la population. Cette dépression, cyclique s’étire habituellement de l’automne à la fin de l’hiver. Elle est liée au manque d’intensité lumineuse.
Cette dépression doit être distinguée du "coup de blues" que certains ressentent en hiver. Elle se caractérise par une énorme fatigue. On n’a pas d’énergie, on se traîne, on dort beaucoup. Certains ont tendance à grossir pendant l’hiver en mangeant plus, surtout des sucreries. C’est un peu comme si on hivernait. Il y a aussi la perte d’intérêt pour quoi que ce soit, l’irritabilité, les troubles du sommeil, les pensées suicidaires.
La diminution de l’intensité et de la durée de la lumière solaire en automne et en hiver jouent un rôle important dans cette dépression. Les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes, et elle peut même toucher les enfants.
Cette maladie peut être liée à d’autres troubles tels que la dépression non saisonnière ou des troubles bipolaires (maniaco-dépression). Les troubles dépressifs sont également plus fréquents lorsqu’un autre membre de la famille est touché.
Pour la traiter, il faut profiter dès que possible des rayons de soleil et de la lumière extérieure. Sortir sur le temps de midi, prendre l’air, ne pas rester enfermé. On peut aussi augmenter la luminosité par un bon halogène, des murs blancs. Il y a aussi la luminothérapie qui consiste en des séances d’exposition à la lumière dans des cabines aménagées.
D’une personne à l’autre, l’intensité peut être différente. Alors que certains guérissent tout seuls, d’autres pourront encore traiter leur dépression avec une psychothérapie et des antidépresseurs.
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