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Blogs > La joyeuse rentrée
Le bichon Snowhite nous attend sur le pas de la porte. Tout intrigué par le grand paquet emmailloté dans un nid d’ange bleu ciel que je porte glorieusement dans mes bras. L’appart’ est impeccable. Bertrand, qui, le surlendemain de mon accouchement, a invité quelques copains pour fêter ça (ils ont gentiment bu trois magnums de champagne à la santé de bébé et de sa maman), a tout nettoyé. Comme dans la pub pour un détergent qui passe ces temps-ci à la télévision. Quel homme exquis.
Comme à Noël, des paquets-cadeaux sont disposés dans un coin du living. Tiens, tiens, encore des peluches, des Babars et des panthères roses. Alors que nous aurions bien besoin d’un mixer ou d’une petite couverture pour le landau de bébé. Pour le prochain, c’est promis juré, nous déposerons une liste de naissance dans un magasin spécialisé.
Nullement impressionné par l’adorable berceau en dentelles anglaises, les mobiles extravagants, les figurines de clown et les posters de Mowgli qui font le décor de sa chambre, voilà que Justin (je vous dévoile enfin le prénom de Petitou... Il a fallu le temps, on avait rien prévu pour un garçon !) y va d’un braillement sonore. "Il est fatigué, je vais le coucher" fais-je à son père. "Tu ne crois pas plutôt qu’il a faim ?" hasarde ce dernier. "Faim ? Mais il a mangé il y a à peine trois heures !"
La question est de taille : dois-je conserver à la maison les horaires rigoureux et la discipline quasi-militaire qui furent le lot de Petitou pendant sa première semaine d’existence à la maternité ? Ou va-t-on s’affranchir de ces règles strictes pour aider Justin à trouver son propre rythme ?
Et si tout cela nous menait tout bonnement à l’anarchie alimentaire ? Un bébé nourri "à la demande" n’est-il pas un futur petit capricieux, un tyran en culottes courtes... voire un délinquant en puissance ? Mais celui à qui l’on impose une discipline trop sévère ne risque-t-il pas de devenir l’un des ces frustrés qui remplissent les cabinets des psychanalystes ? "Je vais attendre un peu" dis-je à Bertrand. Qui a bien entendu remarqué que j’avais déjà ouvert les deux premiers boutons de mon corsage.



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non non et non ! mais quand est-ce que les maternités (je ne vis pas les quelques rares qui font exception) vont arrêter de prodiguer des conseils qui n’ont pas évolué depuis des années ? allaitement = à la demande ! oui c’est fatiguant, oui il faut être tout le temps disponible, mais bébé ne peut pas du jour au lendemain apprendre à faire quelques repas alors qu’il était nourri en permanence il y a encore peu ! ne pas se prendre la tête, c’est le maître mot : lui donner à manger quand il réclame, et si jamais il redemande peu de temps après, c’est parce qu’il est gourmand et qu’il veut un petit dessert, SURTOUT PAS parce que votre lait n’est pas assez nourrissant : le lait d’une maman est forcément adapté au petit bout, pas de souci là dessus. Ma fille adorait téter : très contraignant, certes, mais dans ces moments là, il faut surtout se dire qu’il vaut mieux un bébé gourmand qu’un bébé qui a du mal à manger et ne grandit pas normalement, doit rester à l’hôpital, ou être surveillé strictement... Quant à la pesée, vous verrez bien si bébé se nourrit bien et est en forme, une pesée hebdomadaire suffit, sinon on pète un plomb (avant/après manger, avant/après selles, bref c’est difficile des fois !)