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Le père toujours moins présent pour l’enfant
Que ce soit pour habiller leurs enfants ou pour les aider à faire les devoirs, les pères se montrent beaucoup moins présents que les mères, selon une étude récente, qui porte un sacré coup à l’image du nouveau père. "Le bilan est sans appel : les pères sont moins actifs que les mères", assènent les auteurs de l’étude sur "la participation des pères aux soins et à l’éducation des enfants". Malgré "l’évolution des mentalités et des comportements qui a contribué à faire émerger l’image d’un nouveau père plus impliqué dans la relation avec ses enfants, l’idéal du partage égalitaire ne se concrétise pas dans les faits", poursuivent Carole Brugeilles et Pascal Sebille, de l’Université Paris-Ouest-Nanterre.
Toujours inférieure à celle des femmes, la participation des hommes est néanmoins variable selon la tâche à accomplir. Le "coucher" et les "loisirs" de l’enfant sont des activités plus "mixtes", tandis que lire une histoire à son enfant ou l’emmener jouer au foot suscite plus l’implication du papa. "Dans plus de 40% des familles, pères et mères participent à égalité au coucher et, dans plus de 60% des familles, on observe une répartition égalitaire de la participation aux loisirs", relève l’étude. En revanche, les femmes s’investissent plus dans la prise en charge des tâches quotidiennes, jugées contraignantes, comme emmener les enfants à l’école. "Les femmes prennent en charge les enfants tôt le matin et le soir, quand les hommes ne sont pas là", abonde la sociologue Dominique Méda.
Le niveau d’implication des pères varie également selon l’âge, le sexe des enfants ou le milieu socio-culturel de la famille. L’étude note ainsi un "effet de génération", les plus jeunes papas (moins de 35 ans) s’impliquant davantage dans l’éducation des enfants. Le sexe des petits est lui aussi important : les pères sont plus prompts à s’occuper de leur garçon. Mais plus l’enfant grandit, moins le père s’implique. Par ailleurs, plus le niveau d’études est élevé, plus le père est présent pour ses enfants. De même, plus les femmes travaillent et contribuent aux finances de la famille, plus la répartition des tâches est équilibrée.



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