Mettre fin à l’excision !
C’est ce qu’exige l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ! En effet, l’accouchement serait beaucoup plus risqué pour les femmes victimes d’excision, selon une étude menée par l’OMS et publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.
Conduite auprès de 28.400 femmes en Afrique (Soudan, Ghana, Sénégal, Burkina-Faso, Nigeria et Kenya), cette enquête révèle que les femmes ayant subi l’infibulation, c’est-à-dire la forme la plus sévère de mutilation génitale, présentent 30% de plus de subir une césarienne que celles qui n’ont subi aucune excision, et un risque d’hémorragie post-partum 70% supérieur.
Les mutilations génitales mettraient également les bébés en danger : la surmortalité des nouveaux-nés augmente avec le degré de mutilation ! Elle est de 15% pour l’excision partielle, 32% pour l’excision du clitoris et 55% pour l’infibulation. De plus, les bébés issus de mères excisées ont plus souvent besoin d’être réanimés.
L’OMS souligne que cette étude a été menée dans des hôpitaux et que les conséquences sont bien pires pour les femmes qui accouchent chez elles.
A ce jour, on estime qu’au moins 100 millions de femmes et de fillettes dans le monde ont subi une mutilation génitale. L’Organisation Mondiale de la Santé s’est engagée à combattre cette pratique.