Multiplication des cas de saturnisme
Le saturnisme. On pensait que cette maladie n’avait plus lieu d’être. Malheureusement, le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) du 12 octobre tend à montrer le contraire. Le saturnisme continue de se développer en France.
Hélas, cette année, 1265 enfants âgés de moins de 18 ans sont en effet atteints de saturnisme. Ce sont 1265 cas de plus ! 58 % des enfants concernés avaient une plombémie entre 100 et 150 microgrammes par litre de sang, 5 enfants avaient une plombémie de 700 microgrammes par litre de sang et 2 enfants avaient environ 1200 microgrammes par litre de sang.
Les enfants de moins de 6 ans plus concernés
D’après l’InVS, l’Ile-de-France est la région la plus touchée. La plupart des victimes vivent, sans surprise, dans des habitats collectifs dont les bâtiments anciens recèlent des traces de plomb. A Paris, on estime que 70 % des habitats construits avant 1948 en contiennent dans les peintures ou les canalisations. Les maisons et les appartements plus récents, quant à eux, excluent ce métal de leur matériau, en respect des normes de construction actuelles.
Le saturnisme se contracte lorsqu’on ingère du plomb, qu’on le respire. Mais il peut aussi se transmettre par voie sanguine (de la mère au fœtus par exemple). Il concerne surtout les jeunes enfants : les petits avançant à 4 pattes ou mettant les mains à la bouche sont plus susceptibles d’avaler des poussières de plomb. Il peut se manifester par une anémie, un retard de croissance, des troubles gastriques... Généralement, le saturnisme est associé à la pauvreté.
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