Natalie Evans ne reverra pas ses embryons
« Le droit de donner naissance à un enfant à partir d’un embryon congelé n’est pas un droit absolu », c’est ce qu’a estimé la Cour européenne des droits de l’Homme dans l’affaire Natalie Evans.
Souvenez-vous de cette jeune britannique, devenue stérile à la suite d’un cancer des ovaires. Elle demandait de pouvoir utiliser les embryons conçus avec son ex-compagnon, malgré le refus de ce dernier.
Lors d’une conférence de presse, elle avait même supplié son ancien compagnon en ces termes : « S’il te plaît Howard, pense à ce que tu me fais. Ca fait quatre ans que ça dure. Je ne vais pas renoncer. Si j’avais dû renoncer, je l’aurais fait au premier obstacle. Mais je suis déterminée, alors s’il te plaît, arrêtons d’aller de procès en procès, et laisse-moi avoir ce que je veux. »
La législation britannique le lui permettant, Howard Johnston avait retiré son consentement après leur rupture en expliquant que « Ce dont il est question, c’est d’élever un enfant. Ce serait mon enfant et pourtant, je n’aurai rien à voir avec lui, mais je saurais qu’il est là, quelque part, élevé par quelqu’un d’autre. Et cela, c’est quelque chose que je ne peux pas supporter. »
Après avoir épuisé toutes les voies juridiques dans son pays, Nathalie Evans avait saisi la juridiction du Conseil de l’Europe en septembre dernier, au nom du droit à la vie, inscrit dans la Convention européenne des droits de l’homme. Mais, pour la Cour, chaque pays est libre d’autoriser l’un des deux partenaires à revenir sur son consentement.
Natalie Evans fera appel devant la grande Chambre, son ultime recours.
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