Nouveauté pour la recherche d’embryons surnuméraires
Grande première : une équipe française créera bientôt de nouvelles lignées de cellules souches à partir d’embryons issus de la fécondation in vitro et sans projet parental.
L’Agence de la biomédecine vient en effet de donner son accord à l’équipe de Marc Pechanski (Inserm). Les scientifiques pourront donc dériver des lignées (colonies) de cellules souches à partir d’embryons porteurs de maladies, identifiés lors d’un diagnostic préimplantatoire (DPI) en France. Ce diagnostic génétique est pratiqué après une fécondation in vitro, lorsqu’un couple porteur d’anomalies génétiques redoute d’avoir un enfant atteint. Le DPI permet de sélectionner des embryons sains avant leur implantation dans l’utérus maternel.
Les futurs parents peuvent consentir à ce que « les embryons porteurs de l’anomalie » fassent l’objet d’une recherche au lieu d’être détruits, selon un décret publié le 7 février, en application de la loi de bioéthique du 6 août 2004.
La loi de bioéthique a autorisé à titre dérogatoire pour cinq ans les recherches sur les cellules souches embryonnaires, « lorsqu’elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs » et ne peuvent « être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable ».