Pas d’avortement pour malformation
Début novembre 2008, un jeune couple de Meurthe-et-Moselle (France) apprend la malformation de leur petite fille. La deuxième échographie, réalisée à la 22e semaine, révèle en effet aux parents que leur bébé naîtra sans avant-bras gauche et avec une clavicule plus longue que l’autre. Rien d’anormal n’avait pourtant été décelé lors de la première échographie, à 10 semaines de grossesse.
Comme il était trop tard pour pratiquer un avortement, le couple a alors fait la demande d’une interruption médicale de grossesse (IMG). "Nous ne voulions pas imposer ce handicap à notre enfant. On a fait ce choix parce qu’on l’aime", confient-ils. Cette demande a toutefois été refusée, car seules "les anomalies d’une particulière gravité reconnues comme incurables" peuvent donner lieu à une IMG. Les médecins ont estimé que la malformation n’était pas incurable, étant donné les innovations récentes en matière de prothèses.
A l’heure actuelle, aucune liste n’établit le type et le nombre de handicaps susceptibles de donner lieu à une IMG. Faudrait-il alors établir un inventaire des critères susceptibles d’être retenus pour une demande d’IMG ? Trouvez-vous que les parents auraient dû se voir accorder l’IMG ? Dans ces circonstances, n’a-t-on pas tendance à vouloir avorter trop facilement de nos jours ?
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