Sanctions rendues dans l’affaire des foetus
Il y a un an tout juste éclatait l’affaire des 440 corps entiers ou partiels de foetus et d’enfants mort-nés conservés illégalement à l’hôpital parisien Saint-Vincent de Paul !
Mis en cause par l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS), deux professeurs des universités - le chef de service et son adjoint - ont été sanctionnés par un blâme. Le directeur de l’hôpital Cochin-St Vincent-de-Paul avait endossé la responsabilité d’un agent hospitalier également mis en cause. Il a été sanctionné par un avertissement de la direction générale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Le rapport de l’IGAS a mis en évidence « qu’une telle accumulation de corps depuis 1985 n’a été possible que par le souhait de certains médecins de conserver ces éléments et par des retards inacceptables dans la réalisation des autopsies ».
A la suite de cette affaire, qui s’est par ailleurs traduite par la fermeture de la chambre mortuaire de l’hôpital et un avertissement donné au directeur du groupe hospitalier, M. Bertrand a annoncé la publication d’un décret fixant à un mois maximum le délai réglementaire pour procéder à des examens scientifiques sur les corps avant leur restitution aux familles qui l’ont demandé ou à leur incinération si le corps n’a pas été réclamé.
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