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"Un enfant était notre projet de vie..."

Une veuve de 39 ans tente aujourd’hui d’obtenir en justice, le droit d’utiliser le sperme congelé de son époux décédé, pour se faire inséminer à l’étranger alors que la loi française interdit toute insémination post-mortem. "En l’état actuel de la législation, ce n’est pas possible, cette demande est vouée à l’échec", explique Michel Poignard, avocat du Centre d’études et de conservation des oeufs et du sperme (Cecos) de Rennes.

"Un enfant était notre projet de vie", avait expliqué Fabienne Justel. Alors qu’il se savait malade et condamné, Dominique, son second mari, avait fait plusieurs dépôts dans la banque de sperme du Cecos, en vue de ce projet commun. Il est décédé il y a plus d’un an.

Après sa mort, "lorsque le Cecos m’a dit qu’il lui était impossible de me restituer les paillettes, j’ai été anéantie parce que jamais on nous avait parlé de cette éventualité", a dit Fabienne Justel. Car selon elle, si elle avait été informée, le dépôt de sperme aurait été effectué dans un autre pays.

Contrairement à l’Espagne ou à la Belgique, la France n’autorise pas l’insémination post-mortem, pour ne pas laisser les vivants "disposer des éléments du corps des morts qui ne peuvent plus s’exprimer".


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