Une poupée contre les bobos
Elle s’appelle Plume. Elle est toute blanche, légère et avec ses deux oreilles, elle ressemble un peu à un lapin… avec deux grandes jambes. Plume se laisse colorier gentiment. Normal, elle est entièrement lavable. Plume est une poupée mais pas une poupée comme les autres puisqu’elle a une mission : aider les enfants hospitalisés, explique l’agence de presse, AFP.
Elle a été distribuée dans certains hôpitaux français par Apache, (Association pour l’amélioration des conditions d’hospitalisation des enfants), le jour de la commémoration du 21ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. « Poupée, lapin, doudou : c’est en fait un objet neutre qu’on propose aux soignants pour qu’ils l’offrent aux enfants et avec lequel chacun va pouvoir exprimer un certain nombre de choses », explique Sylvie Rosenberg-Reiner, 67 ans, ancienne pédiatre et anesthésiste, présidente d’Apache.
Faciliter le dialogue entre les enfants et les médecins
Cette poupée va faciliter le dialogue entre le petit patient et le personnel médical. Avec des feutres de couleurs, l’enfant va pouvoir exprimer ce qu’il ressent en dessinant sur la poupée. De leur côté, pour dédramatiser les soins, les infirmières vont pouvoir mimer sur la poupée les gestes qu’elles vont effectuer ensuite sur l’enfant.
« Nous montrons déjà les gestes que nous allons effectuer sur les poupées ou les nounours que les enfants apportent à l’hôpital, mais parfois ils ne veulent pas que l’on touche à leur compagnon, ce sera plus facile de partager Plume », précise Catherine Lepeltier, infirmière en gastro-entérologie à l’hôpital Necker-enfants malades à Paris.
Plume est un trait d’union entre les enfants et le corps médical et stimule non seulement l’imaginaire des enfants mais aussi celui des professionnels de la santé. C’est un outil formidable estime Michel Spodenkiewicz, pédopsychiatre qui utilise déjà la poupée. Cette initiative a été rendue possible grâce au financement par une mutuelle des professionnels de santé (MACSF) : elle marque une amélioration dans la prise en charge des enfants à l’hôpital.
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