Identification Inscription

Recherche :

Accueil du site > Actus > Infos > Une victime du Distilbène dédommagée
|

Une victime du Distilbène dédommagée

Grande première : le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné vendredi dernier le laboratoire UCB Pharma, fabricant du Distilbène (DES), à verser au total 344.000 euros d’indemnités à la famille d’une femme de 33 ans décédée du cancer à cause de ce médicament.

Aujourd’hui interdit, le DES ou diéthylstilbestrol est une hormone de synthèse qui a été prescrite sous la marque Distilbène aux femmes enceintes en France entre 1950 et 1977 pour prévenir les fausses couches, les risques de prématurité et traiter les hémorragies de la grossesse.

Le médicament a ensuite provoqué des malformations et des cancers chez de nombreux enfants. Une étude récemment publiée évoque même un lien entre l’exposition au produit et l’apparition de troubles psychiatriques lourds.

Dans l’affaire en question, une mère de deux enfants, atteinte d’un cancer, demandait à la justice de reconnaître le lien entre sa maladie et la prise de Distilbène. Le laboratoire UCB Pharma soutenait le contraire.

Le tribunal vient de donner raison à cette femme mais cette dernière est malheureusement décédée avant la fin de la procédure. Sa famille obtient au total 344.000 euros, dont 207.000 euros pour le préjudice subi par la jeune femme avant son décès, 79.000 euros pour son mari, 20.000 euros pour chacun des deux enfants, et 18.000 euros pour la mère de la victime.

« Globalement, pour une jeune femme décédée, c’est la somme la plus élevée allouée par le tribunal de Nanterre, et que je sache par un tribunal en France », a commenté Me Martine Verdier, avocate de la famille.


< Article précédent : Une famille nombreuse pour Sofia Coppola Article suivant : Rassemblement record de mamans allaitantes >

Réagissez sur "Une victime du Distilbène dédommagée"