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Blogs > Victoire en deux rounds
On m’avait dit que la plupart des maris sensibles tournent de l’oeil à la seule vue de l’immense aiguille qui sert à injecter le produit anesthésiant. Pas Bertrand. Il est parti téléphoner. A sa mère. "Tout va pour le mieux, maman, c’est pour bientôt". Tout va pour le mieux, tout va pour le mieux. On voit bien que ce n’est pas lui qui est harnaché sur une table d’accouchement, avec une aiguille plantée dans le dos !
Mais patience. Encore quelques minutes et je ne sentirai plus rien. Ce n’est pas que je trouve le temps long, mais j’aimerais que Petitette daigne faire son entrée dans le monde. Sont-ce les spots géants braqués sur la porte de sortie qui l’intimident ? "Poussez, madame" me dit la sage-femme. Qu’est-ce qu’elle croit que je fais, celle-là ? Je suis fatiguée, voilà. Je n’ai plus vingt ans et, question accouchement, je manque d’entraînement.
Et puis voilà que tout s’agite autour de moi. Dans la confusion, je vois le gynéco s’approcher. "On va utiliser un petit FORCEPS, cela ne sera rien". Tu parles. Que va t’on faire à mon futur prix de beauté ? Bertrand me caresse le front. Je suis épuisée. Voilà une heure et demie que je suis dans cette maudite salle d’accouchement, et Petitette se fait toujours désirer.
La sage-femme me colle un masque à oxygène sur le nez. Je reprends un petit peu de mes forces. Et je recommence mes poussées. Sous les encouragements de l’assistance. On se croirait sur un ring de boxe, ma parole. "Allez-y, allez-y, elle passe la tête" me lance l’accoucheur. J’y vais, j’y vais. Je pousse de toutes mes forces. Je vois une tête, puis deux épaules, puis le corps entier... Félicitations, c’est un garçon ! Petitou, fils de Bertrand Dautrefaille et de Julie Delapierre, 3 kilos 430, zéro dent et zéro cheveu, mais beaucoup de coffre (toute la maternité est au courant de l’heureux événement) est né à 13h30, à l’heure de la sieste. Mais son accouchement ne fut pas de tout REPOS. Un garçon ?! Oh ben ça alors !
Julie



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Super et bravo à maman :-) Mais alors la petite princesse c’est un petit prince... je ne savais pas que les echos n’étaient pas fiables... C’est toujours du bonheur peu importe le sexe, moi je voulais tellement une fille que quand on a su que c’était un petit gars j’ai eu un moment d’absence, je n’ai pas su réagir... mais aujourd’hui je suis la plus heureuse des mamans d’un petit garçon. Plein de bonheur et encore bravo !!!