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Conception > J’ai perdu mon enfant dans un hôpital de Londres...
Bonjour,
Je suis encore sous le choc. J’ai perdu mon enfant le 29-08-07 à 02h30 dans un hôpital de Londres. Je suis choquée car ils n’ont rien fait et m’ont laissé perdre l’enfant. Je suis arrivée le matin aux alentours de 9h lorsque j’ai constaté un liquide qui coulait à peine mais le médecin sans même m’examiner m’a laissé entendre que c’était une infection urinaire. Jusqu’à 16h, je sentais le liquide de plus en plus alors j’ai décidé de me rendre aux urgences. Après 3 longues heures d’attente, j’ai vu une sage-femme qui m’a dit d’attendre le médecin. Celle-ci me dira que j’ai le col ouvert et que j’ai des contractions et que si cela stoppe, elle me fera un cerclage. Mais hélas ! Pire, j’ai eu aucune prescription médicale. Alors mon problème est de savoir, quand est-ce que je peux recommencer à avoir des rapports pour une autre conception et s’il y aura un risque d’infection car je ne prends aucun cachet. J’aimerais savoir si les douleurs lombaires sont des signes de fausses couches. Je regrette d’être venue à Londres car la médecine est nulle ici. Conseillez-moi sur l’après fausse couche, j’étais à 18 semaines. L’accouchement était prévu pour le 29 janvier 2008. Et en plus, ils m’ont dit que c’était une fille. Merci de votre compréhension et surtout, excusez-moi si j’ai été longue mais, je suis mal.
Nadège
Réponse:
Chère Nadège,
Vous venez de traverser une période difficile et il est normal d’être sous le choc.
C’est souvent pour faire le deuil que les médecins conseillent d’attendre 2-3 mois avant d’envisager une nouvelle grossesse.
D’un point de vue « mécanique », rien ne vous empêche d’essayer de faire un bébé tout de suite. La période entre la fausse couche et une nouvelle grossesse est une période noire remplie de tristesse, de doutes et de découragement. Voilà un sujet grave et triste qui est peu souvent traité tant il est délicat... Pourtant, on estime à une sur cinq le nombre de futures mamans devant affronter une fausse couche, que ce soit dans les premières semaines de grossesse ou quelques mois plus tard.
Il n’y a pas de recette miracle qui puisse aider à surmonter une telle épreuve mais on peut tenter de donner quelques conseils pour essayer de vivre au mieux cette terrible déception.
Premièrement, il faut comprendre, comprendre ce qui s’est passé... Et pour cela, il faut avoir le courage d’affronter son médecin ou le corps médical d’un hôpital même si c’est difficile à ce moment précis. Comprendre le pourquoi, voir quelles en sont les causes, ... pour pouvoir faire le deuil du bébé et le cas échéant, prendre toutes les précautions pour éviter que cela ne se reproduise.
Deuxièmement, il faut pouvoir laisser sa souffrance s’exprimer pleinement, ne pas se cacher et parler encore et encore de ce bébé qu’on a perdu... Ne pas avoir honte - de quoi d’ailleurs ? -, ne pas masquer sa tristesse et exprimer tout ce qui a été vécu. N’hésitez pas à consulter un psychologue si vous sentez que vous en avez besoin.
Troisièmement, il est important de prendre en compte son couple : non pas une future mère ou un futur père qui ont chacun souffert mais un couple de futurs parents qui souffre à deux et qui doit se retrouver à deux avant de "relancer" un autre bébé car il est essentiel de pouvoir repartir dans l’aventure de la maternité ou paternité en ayant intégré l’enfant "perdu" dans son histoire familiale.
N’hésitez pas à venir en discuter sur notre forum...
Cordialement,
Alexandra,
Psychologue




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