Le cytomégalovirus (CMV) est un virus appartenant à la famille des herpès-virus.
Dans un organisme infecté il peut se trouver dans les urines, les sécrétions sexuelles (sperme et sécrétions vaginales), la salive, les expectorations, le lait maternel et le sang ainsi que les organes atteints.
Le terme de cytomégalovirus est employé car le virus entraîne l’augmentation de taille des lymphocytes (cellules sanguines) signe caractéristique d’une infection par le CMV.
Le CMV est excrété dans les urines et la salive pendant des mois voire des années après l’infection puis celui-ci persiste à l'état de latence, il peut être excrété à nouveau en cas d'immunodépression.
La transmission se fait par contact direct cutané ou muqueux (urines, salive, lait maternel, sécrétions vaginales, sperme), ou au cours d’une grossesse de la mère au fœtus, ou lors de transfusions de sang ou greffes d’organes.
Les enfants porteurs du germe sont très nombreux.Les femmes enceintes doivent être très vigilantes si elles sont en contact avec des enfants en bas âge.
50 % de la population est porteuse du CMV
En France 60 % des femmes en âge de procréer sont immunisées
Dans les crèches, un enfant sur quatre excrète des virus dans ses urines, sa salive.
En ce qui concerne l’infection du nouveau-né, celle-ci est relativement courante puisqu’on a recensé 1 cas pour 100 naissances. Il n’existe néanmoins des séquelles que pour environ 1 cas pour 1000 naissances.
La femme enceinte, si elle n’a jamais contracté le CMV avant sa grossesse, peut être malade et présenter un syndrome grippal : fièvre, maux de tête, courbatures, douleurs abdominales, augmentation du volume des ganglions.
Le fœtus peut être atteint car le virus passe la barrière placentaire, il peut donner une infection congénitale, la maladie des inclusions cytomégaliques : une hépatite à CMV avec gros foie, ictère, purpura, une splénomégalie (grosse rate) ; le CMV peut laisser des séquelles : une surdité, un retard mental, des calcifications intracérébrales...
Le médecin prescrira les examens nécessaires pour rechercher d’éventuelles malformations (amniocentèse, échographies)
Le nouveau-né peut aussi être contaminé au moment de la naissance en passant la filière génitale mais la maladie restera asymptomatique le plus souvent. Rarement le CMV atteindra les poumons et donnera une pneumopathie à CMV souvent sévère.
Si une femme enceinte est infectée par le CMV, une interruption médicale de grossesse sera proposée en accord avec la famille si le fœtus est atteint d’une malformation neurologique ou viscérale et où les chances de mettre au monde un enfant handicapé sont probables.
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Bon courage, bisous