Posté le 28/01/2003 à 0:00:00
En guise d'introduction, voici ma situation : j'ai 25 ans et je viens
d'apprendre que j'étais enceinte. Vous me direz que 25 ans pour avoir un enfant est un âge idéal, et je suis tout à fait d'accord, si ce n'est qu'il s'agit du troisième. J'ai en effet déjà une petite Chloé de deux ans, et une deuxième fille, Gaëlle, qui vient d'avoir six mois.
J'adore mes filles, et je ne peux m'imaginer la vie sans elles, mais je ne m'attendais pas à avoir trois enfants aussi proches dans le temps. Avec trois accouchements en moins de trois ans, autant dire que je n'ai plus la notion du repos, et je commence sérieusement à le sentir.
Alors que certains couples ont toutes les peines du monde à concevoir un enfant, ce en quoi je compatis amplement, j'ai plutôt le problème inverse.
Mon mari et moi voulions trois enfants, mais nous aurions préféré en choisir le moment. Eh oui, nous en sommes au troisième accident : Chloé est arrivée alors que j'étais toujours aux études, grâce à un préservatif troué, et ce juste après l'arrêt forcé de la pillule pour raisons médicales ; Gaëlle est le résultat d'une gastro-entérite qui a rendu ma nouvelle pillule inéfficace, et ce juste après avoir commencé à travailler ; et le petit dernier a été concu après une opération bénigne qui nécessitait une anesthésie qui a, elle aussi, contré les effets de la toute nouvelle pillule. J'avais également essayé le stérilet, mais il n'est resté que deux jours en place, ensuite on a du me le retirer par le nombril !
Autant dire que les suites de maladies, chez moi, ont des fins plutôt heureuses, mais imprévues. Néanmoins, j'assume parfaitement mes grossesses successives, malgré le fait que je sois au bout du rouleau et un rien dépassée par les évènements, ma vie actuelle se résumant à enfants - travail - ménage - pas de sortie. Mon problème viendrait plutôt de l'entourage.
Au niveau de la famille, excepté mes beaux-parents, tout le monde me soutient très bien. Mais au niveau du travail, j'ai eu quelques
apréhensions. Tout d'abord, annoncer une nouvelle grossesse un mois après son retour de congé de maternité n'est pas chose aisée, mais j'ai heureusement un chef compréhensif. Ce qui est un peu plus difficile à entendre, c'est la réaction unanime du "c'est pas vrai, encore !" dite sur une note parfois répréhensible. Mais ce qui est très difficile à entendre, c'est le qualificatif de "poule pondeuse". Même dit comme une blague, ce genre de phrase enlève toute la magie que vous, vous accordez à ce qui
vous arrive, sans oublier qu'une femme enceinte a toujours les nerfs à fleur de peau.
Maintenant, j'espère avoir fait comprendre qu'une famille nombreuse est un don du ciel, mais que ce n'est pas facile à gérer, alors, un peu d'indulgence ne fait pas de mal.
Dernière chose, grâce à ce site, j'en sais un peu plus sur les dons
d'ovocytes, et je crois qu'après cette grossesse, je ferai don de ma chance à celles qui en ont moins.