Bonjour Opus,
Toutes mes condoléances, quand on ne s'y attend pas c'est vraiment difficile d'accepter …..
Je voulais te faire part de mon expérience.
Avant de connaître le papa de Camille et Coralie, je vivais depuis 8 ans avec Olivier.
Nous nous sommes connus à l'école et avons ouvert notre restaurant.
Olivier était un garçon plein de vie, jamais malade et super courageux.
Quelque mois après l'ouverture du resto, nous remarquons qu'il à des difficultés à récupérer (vite essoufflé), c'était un sportif (basket) étant donné que nous devions prendre des congés (République Dominicaine) je lui demande d'aller voir son médecin.
Diagnostique, la prise de sang est super mauvaise et direction l'hôpital à Bruxelles, les infirmières se demandaient comment il pouvait tenir debout. Il faisait un "aplasie médullaire", ce qui veut dire que sa moelle ne fabrique plus (plus bcp) de plaquettes, globules blancs et rouges.
Il est resté +/- 15 jours hospitalisé (avec tous les tests qu'il fallait faire) et il a reçu un traitement qui devait remettre sa moelle "en route".
Il recevait du sang et des plaquettes (1x/semaine), puis cela s'est empiré et son aplasie c'est transformé en leucémie.
Chimio, et de nouveau hospitalisation.
Il voulait que nous continuons d'ouvrir le resto, mais après qques mois très très pénibles moralement et physiquement nous avions décidé de fermer le restaurant.
Olivier nous a quitté à l'âge de 25 ans, c'est-à-dire un peu plus d'un an après la découverte de sa maladie.
Le jour de son décès, le restaurant était complet car c'était la fête des mères et c'était de dernier jour d'ouverture du resto.
J'étais évidemment pas près de lui quand il est parti (j'étais au resto) je m'en suis voulue pendant des mois, mais comme dit sa maman (qui est ma maman de cœur) "tu as été près de lui tout le temps, tu l'as soigné, gardé, consolé …. Tu es restées près de lui malgré la maladie".
Maintenant je me dis que faire plus que ce que j'ai fait était impossible ….. il ma manque énormément et je le garderai dans mon cœur toute ma vie.
Concernant ma vie, je l'ai refaite car à 27 ans elle ne faisait que commencer, ma famille, mes amis étaient très présents et m'ont permis de ne pas perdre pied.
Les parents d'Olivier m'ont gardé près d'eux jusqu'à ce que je rencontre Pascal avec qui je vis depuis 5 ans et qui m'a donné 2 superbes cacahuètes.
Ce que je voulais dire c'est que la vie doit continuer et les personnes qui nous quittent si précipitamment restent dans notre cœur le restant de notre vie.
Encore bon courage ….
Gros bisous
Sophie