Il y a 2 mois environ, j'avais écrit un petit mot à qui voulais le lire et m'aider. Je cherchais désespérément comment arrêter de fumer.
Avant ma grossesse, je fumais environ un paquet de 20 cigarettes par jour. Lorsque j'ai su que j'étais enceinte, j'étais fermement décidée à arrêter de fumer, et croyais qur comme fer que rien ne pourrait m'arrêter. Je consommais alors entre 2 et 7 cigarettes par jour. Des gentils témoignages m'ont encouragé en soulignant que c'était déjà un bel effort. Certains proches, fumeurs notamment, étaient aussi de cet avis. Mais les autres non fumeurs, quoique ne condamnant pas directement ma façon de vivre cette grossesse, n'en pensaient pas moins faisait une drôle de moue quand je leur annonçait fièrement que j'avais fait un gros effort pour diminuer ma consommation.
Je culpabilisais énormément. Malgrè les avis médicaux qui me disaient que 5 à 6 cigarettes par jour ne pouvaient pas faire grand mal au bébé, vis à vis de certains regards j'apparaissais comme quelqu'un de faible, de peu consciencieux, etc...
En réalité, je supportais mal les critiques à ce sujet, même si elle étais rarement directes. Attention, ne nous méprenons pas: les personnes proches qui ne m'affrontaient pas de front ne le faisaient pas par hyppocrisie, loin de là, mais parce que, connaissant mon caractère, elles savaient que cela me contrarierait davantage et provoquerait l'effet inverse.
Et bien, malgré ces précautions, j'ai eu vent de ces propos. Et comme cela était prévisible, j'ai tout à coup augmenté ma consommation de cigarettes, c'est à dire entre 10 et 15 par jour. J'évitais bien sûr d'en parler et surtout de me renseigner sur les effets possibles sur le bébé. J'avais évidemment peur de voir la réalité en face, mais trop envie de me révolter contre ceux qui me jugeaient.
J'en étais alors à 3 mois de grossesse et je fumais toujours autant. Jusqu'à 4 mois environ, je n'ai pas arrêté de faire des promesses à mes relations, mes proches, mon compagnon, mon bébé... Non, pas que j'y croyais (quoique!....), mais je voulais surtout qu'on me laisse tranquille avec ce sujet. Bien sûr, personne n'y croyais plus et en mon for intérieur j'enrageais de si peu de confiance de leur part!...
Enfin, la dernière promesse a été pour mon père, avant que je parte en vacances, je lui ai promis que quand je reviendrai, j'aurai arrêté de fumer. Je suis rentrée un samedi, et ma dernière tentative à eu lieu la veille.
J'ai acheté des sucettes, j'ai encore une fois prévenu mon compagnon que j'arrêtais de fumer, il a fait un effort dès le matin pour ne pas fumer en ma présence, j'ai évité les zones fumeurs, j'ai failli craquer, j'ai pris une sucette, une deuxième, une troisième....
Aujourd'hui cela fait 3 semaines que j'ai arrêté de fumer. D'accord, j'en ai fumé une il y 1 semaine. Mais, je refuse de culpabiliser pour ça ou d'admettre que j'ai échoué car ce ne serait pas la vérité. J'ai réussi!... Juste pour mon bébé, j'ai réussi à arrêté de fumer, et je dois bien avouer, ma modestie dusse-t-elle en souffrir, je n'en suis pas peu fière.
Je pense que toutes les attitudes de mon entourage m'ont aidé et motivé, qu'elles soient positives ou plus négatives, chacune d'entre elles m'a porté. Je n'aurai sans doute pas réussis sans la douceur de mes proches ou sans la critique contre laquelle je me rebellais.
Mais, je voulais juste dire aux non-fumeurs: s'il vous plait, si vous n'avez jamais fumé, gardez-vous de ne jamais faire de morale à ce sujet, car vous ne saurez jamais quelle dépendance c'est, et tant mieux pour vous. A tous, ne condamnez pas les femmes enceintes fumeuses, mais aidez les doucement, sans les brusquer.
Et si l'instinct maternel pouvait seul aider à faire ce chemin... Juste pour lui...