Le monitoring, comment ça marche et à quoi ça sert ?

Pendant l’accouchement, les battements cardiaques de bébé et vos contractions sont contrôlés grâce au monitoring. A quoi ça sert ? Comment ça marche ? Voici quelques explications.

Le monitoring, comment ça marche et à quoi ça sert ?

Qu’est-ce que c’est ?

Le monitoring, « le monito » pour les intimes, est un appareil électronique qui enregistre en continu le rythme des battements cardiaques du bébé, grâce à un premier capteur à ultrasons mis en place sur le bas-ventre de la maman.

Dans le cas où la maman attend des jumeaux, un deuxième capteur du même type sera installé pour entendre le rythme cardiaque de l'autre bébé.

Le monito peut être utilisé régulièrement tout au long de la grossesse en cas de complications (diabète gestationnel, un dysfonctionnement du placenta, un retard de croissance du fœtus, une hypertension, ou encore une menace d’accouchement prématuré). (1 à 3 fois par semaine).

Mais le plus souvent, vous découvrez son existence le jour de l’accouchement. En effet, à votre arrivée à la maternité, vous êtes très rapidement placée sous monitoring.

Comment ça se passe ?

En plaçant un monitoring sur le ventre de la maman, on peut suivre le rythme cardiaque foetal qui se situe normalement entre 120 et 160 battements de coeur par minute.

Deux capteurs retenus par une ceinture et reliés à un appareil de la taille d’un ordinateur sont posés sur votre bas ventre. Le premier capte les battements du cœur du bébé, le second enregistre l’intensité et la régularité des contractions même si elles ne sont pas douloureuses. Les données sont retranscrites en temps réel sur papier.

Le monitoring, un examen clé

Le monitoring est un appareil électronique qui permet une surveillance intensive du comportement du bébé, au cours de l’accouchement. Cette technique moderne s’avère nécessaire car, même si l’on a toujours surveillé l’état du bébé entre le début et la fin du travail, entre autres par l’auscultation des bruits du cœur, les médecins sont convaincus que, dans certains cas, cette surveillance traditionnelle s’avère insuffisante.

Des appareils électroniques permettant deux sortes de mesures ont donc vu le jour ces dernières années. La première technique, la plus courante, consiste à enregistrer d’une manière continue les contractions de l’utérus (durée, rythme, intensité) mais également les battements du cœur du bébé. La seconde technique, qui est pratiquée de manière bien plus exceptionnelle, consiste à apprécier certaines constantes du sang de l’enfant, par ponction directe sur son cuir chevelu.

Le monitoring permet donc de dépister une anomalie et donc une souffrance du bébé, tout au long de l’accouchement. Ce qui peut engendrer une interruption du rythme spontané de l’accouchement et la mise en place d’une césarienne.

Ce matériel est de plus en plus répandu et ce, quel que soit l’accouchement. Son installation est même quasi systématique alors ne vous affolez pas à la vue de ce matériel impressionnant.

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