Pertes blanches, mycoses vaginales et infections urinaires
Dès le début de la grossesse, les sécrétions vaginales ou pertes blanches vont augmenter du fait de l’inondation hormonale. Ces pertes sont légèrement blanchâtres, indolores et sans odeurs déplaisantes. Naturelles, ces pertes ne doivent pas être perçues comme quelques choses de sale ou de gênant.Les pertes blanches
Mais d’où viennent ces pertes blanches ? La peau est faite de cellules qui ne cessent de se renouveler. Ce phénomène s’appelle la desquamation. La muqueuse du vagin se comporte comme la peau, des cellules se détachent sans cesse et sont éliminées.
En revanche, en cas de pertes colorées ou malodorantes et accompagnées de démangeaisons ou de brûlures vulvaires, vous devez en parler à votre gynécologue, car cela signifie qu’il y a une infection.
En cas de pertes blanches, que faire ?
Vous ne devez sous aucun prétexte perturber l’équilibre de votre flore vaginale. Les injections vaginales sont déconseillées car elles pourraient détruire des germes très utiles, garants de défenses solides. A vouloir trop bien faire, vous risquez de perturbez la flore naturelle et de favoriser le développement d’autres bactéries.
Pour maintenir une bonne hygiène, optez plutôt pour un savonnage externe, à l’eau et au savon au pH neutre, matin et soir.
Les mycoses vaginales
Une mycose vaginale est due à la prolifération d’un champignon microscopique, le candida albicans . C’est une affection très courante puisqu’elle représente la cause principale des consultations gynécologiques.
Ce champignon qu’est la mycose provoque alors des démangeaisons persistantes autour de la vulve et des pertes blanches qui ressemblent un peu à du lait caillé.
Les hormones de grossesse fournissent tous les éléments nutritifs nécessaires au développement de la mycose et favorisent sa fixation sur les parois du vagin.
Il est important de vous soigner si vous êtes atteinte de mycose, car si vous n’êtes pas traitée, votre bébé peut être contaminé lors de l’accouchement et présenter ensuite une inflammation de la bouche ou du siège.
Soigner les mycoses, que faire ?
A titre préventif, sachez que l’humidité fait le bonheur de ce champignon, alors préférez des sous-vêtements en coton aux matières synthétiques qui transpirent davantage.
Lavez vos sous-vêtements à haute température afin de détruire ce champignon.
Ne portez pas de pantalons trop serrés.
Contentez-vous d’une toilette intime externe avec un savon au pH neutre, car de nombreux germes nécessaires à la résistance au développement du champignon sont présents dans la flore vaginale. Une toilette du vagin détruirait ces germes très utiles.
Les traitements antimycosiques (= contre la mycose) par voie orale sont déconseillés pendant la grossesse. Votre gynécologue vous prescrira donc des crèmes ou des ovules.
Ce champignon disparaît généralement en moins d’une semaine. Malheureusement, il y a récidive dans 45% des cas.
Les infections urinaires
Une infection urinaire intervient fréquemment lors de la grossesse ; voilà pourquoi l’on recommande un dépistage systématique, dès le troisième mois de grossesse. Soyez donc très vigilante si vous êtes enceinte.
Une simple bandelette réactive trempée dans l’urine suffit à détecter l’infection urinaire, lors d’un examen médical. Si la réaction s’avère positive, une analyse en laboratoire permettra de désigner le germe responsable et donc d’identifier le traitement le plus adéquat.
Ces précautions sont nécessaires car ce phénomène d’infection urinaire est malheureusement courant et il ne doit pas être pris à la légère. Le lien entre la fonction urinaire et la grossesse s’explique, en effet, par le fait que cette dernière favorise le maintien persistant d’urines dans la vessie.
D’autre part, le fait que l’utérus prenne plus de volume dilate les voies urinaires hautes, ce qui accroît également le risque d’infection. En contre partie, l’infection urinaire multiplie le risque d’accouchement prématuré et peut engendrer un retard sur la croissance du fœtus.
Il est donc impératif de suivre un traitement si vous êtes sujette à une infection urinaire. Il est même urgent de consulter votre médecin si vous avez de la fièvre.
Nous vous rappelons, par ailleurs, qu’ici encore, l’automédication est vivement déconseillée car certaines antibiotiques étant très efficaces contre ce type d’infections sont gravement toxiques pour l’enfant à naître.
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