Le sevrage
La production de lait maternel diminue spontanément si le bébé tête moins. Sevrer consiste donc à faire baisser la production de lait afin de cesser progressivement l’allaitement. Mais attention, pas de précipitations ! Le sevrage exige de prendre son temps.Pourquoi ? Tout d’abord car il n’y a rien de pire pour le galbe des seins qu’un arrêt brutal de l’allaitement. Ensuite parce que, en prenant votre temps, vous limiterez les engorgements et enfin car vous devez éviter au maximum de frustrer votre bébé.
Quand sevrer ?
L’Organisation Mondiale de la Santé stipule qu’un bébé n’a besoin d’aucune autre alimentation que le lait maternel pendant les 6 premiers mois de sa vie. L’industrie des aliments pour bébés essaye bien évidemment de nous faire croire le contraire...
Le sevrage sera nettement plus facile si vous le démarrez au moment où vous commencerez à diversifier l’alimentation de votre enfant. Il faut savoir que plus vous aurez allaité longtemps (au minimum 5 mois), plus le galbe de vos seins sera embelli.
Ne pensez pas que le fait de reprendre votre travail, signifie obligatoirement l’arrêt total de l’allaitement ! Aux Etats-Unis, par exemple, 50 % des mères qui ont un enfant de six mois, allaitent encore. Il est tout à fait envisageable de donner une tétée le matin, une en rentrant le soir et une dernière avant de vous coucher. (Allaiter est d’ailleurs bien plus pratique que de donner un biberon si votre bébé se réveille au milieu de la nuit). Pendant le week-end, vous essayerez, par contre, d’allaiter pour toutes les tétées. Si, en règle générale, la production de lait est un peu basse en fin de semaine, elle aura totalement repris le lundi matin.
Lorsque l’allaitement est bien rodé (au bout d’environ 3 mois), il vous est tout à fait possible de quitter votre bébé quelques jours et de maintenir votre production de lait à l’aide d’un tire-lait.
Combien de temps faut-il pour sevrer bébé ?
Quand vous aurez pris votre décision, avant de commencer assurez-vous que votre bébé est en bonne forme (pas de rhume ou d’ennuis gastriques). Il vous suffira ensuite de remplacer une tétée (ni celle du matin, ni celle du soir de préférence) par un biberon de lait artificiel. Au bout de quelques jours votre production de lait baissera. Un sevrage après un allaitement prolongé, lorsque le bébé ne tète plus que quatre fois par jour, sera plus rapide (une semaine à dix jours pour un sevrage complet) qu’un sevrage après un allaitement court, lorsque le bébé tète encore six à huit fois par jour. Si vous avez entrepris dès le départ un allaitement mixte (alternance de tétées et de biberons) le sevrage sera beaucoup plus rapide. En effet, dans ce cas-là, la production de lait n’aura jamais été parfaitement rodée (l’allaitement n’aura d’ailleurs jamais été véritablement satisfaisant).
Si vous avez l’intention d’arrêter totalement ou partiellement l’allaitement en raison d’un voyage ou de la reprise de votre travail, pensez à bien démarrer le sevrage à l’avance.
Quelques remèdes pour faciliter le sevrage
Homéopathie
Pulsatilla 12 CH : une dose
Calcarea Carbonica 5 CH : 3 granules matin et soir jusqu’à l’arrêt complet de la lactation
Lac Caninum 5 CH : 3 granules le soir au coucher jusqu’à l’arrêt complet de la lactation
Phytothérapie
Mélanger une quantité égale de pervenche, de mercuriale et de semences de persil.
Préparer une tisane avec 5 grammes du mélange par tasse que vous boirez tout au long de la journée.
Certaines femmes trouvent utile de consommer beaucoup de persil.
Aromathérapie
2 gouttes d’huile essentielle de menthe sur un morceau de sucre ou une cuillerée de miel trois fois par jour.
Si les seins continuent à se remplir
Tirez juste assez de lait pour les soulager, mais ne faites pas téter le bébé : votre cerveau recevrait le signal de reprendre la production de lait.
Certaines femmes conservent un peu de lait dans leurs seins pendant encore quelques semaines. Cela ne présente aucun danger.
Il se peut que vous sentiez dans vos seins des petits kystes dans les semaines ou les mois qui suivent le sevrage. On les appelle des galactocèles (le lait ne s’est pas totalement évacué des canaux galactophores par lesquels le lait coule dans les seins). La plupart disparaîtront spontanément au bout de quelques mois. En cas de gêne, n’hésitez pas à en parler à votre gynécologue.
La réadaptation psychologique du sevrage
Pour certaines femmes, le sevrage est le moment le plus pénible de la période postnatale car elles l’associent à la coupure définitive du cordon ombilical... C’est la fin de cette sensation de vivre comme dans une “bulle” avec son bébé que procurait l’allaitement.
Il est donc très important pour la maman, comme pour le bébé, de remplacer les moments d’intimité des tétées par des câlins et d’autres instants de tendresse.
Si vous connaissez une accoucheuse libérale, elle pourra vous apporter un soutien précieux pendant cette période de sevrage. Mais il existe également plusieurs associations de soutien à la lactation comme La Leche League, présente dans de nombreux pays, ou d’autres que pourront vous recommander votre maternité, votre gynécologue ou votre accoucheuse. N’hésitez pas à les contacter.
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