Femme enceinte : plus de plastique ?

Un Sénateur demande qu’un pictogramme adressé aux femmes enceintes soit apposé sur les produits contenant des perturbateurs endocriniens.

Femme enceinte : plus de plastique ?

Faut-il interdire le plastique aux femmes enceintes ? Phtalates, bisphénol, parabens… ces substances chimiques ont envahi notre vie quotidienne et ne sont pas vraiment nos amis. Présents, entre autres, dans les plastiques alimentaires, le maquillage, les tickets de caisse, ils sont fortement soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.

Ils seraient à l’origine de cancers et de troubles de la reproduction. Pour protéger les bébés et leurs mamans, le sénateur et médecin Gilbert Barbier, auteur du rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (OPESCT), souhaite qu’un pictogramme avertisse les consommateurs de la présence de perturbateurs endocriniens.

Protéger l’enfant in utero

« Réduire l'exposition périnatale, c'est-à-dire du jeune enfant et de sa mère, de la conception aux premières années de la vie, doit devenir un objectif », explique le sénateur et médecin Gilbert Barbier, auteur du rapport publié la semaine dernière par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (OPESCT), dans les colonnes du journal Metro France.

Mais le sénateur va plus loin : il demande que les phtalates soient interdits dans tous les plastiques souples (poches, cathéter) utilisés en maternité et en pédiatrie. Après l’interdiction du bisphénol A dans les biberons, c’est le tour des phtalates ?