Honteux ! Cette maman a l’interdiction d’allaiter son bébé en public

Cette jeune maman s’est vue se faire interdire d’allaiter son tout petit dans un commissariat parisien. Et les réactions ne se sont pas fait attendre !


Honteux ! Cette maman a l’interdiction d’allaiter son bébé en public

Tout commence ce lundi 10 avril 2017, dans un commissariat du 2ème arrondissement à Paris. Nicolas et Sophie s’y étaient rendu, avec leur bébé âgé de 2 mois, afin d'enregistrer une procuration pour les élections présidentielles 2017.

Alors que les jeunes parents attendent d'être reçus, leur tout petit se met à pleurer. Sophie demande alors à deux policiers si elle peut accéder à une salle pour allaiter son enfant.

Et c’est à ce moment que tout bascule.

Leur réponse ? « Il est hors de question que vous allaitiez en public ! Vous n'allez pas imposer ça aux gens. » Sophie insiste et promet d'allaiter « très discrètement grâce à une pièce de tissu, un lange » couvrant sa poitrine. Les policiers refusent de changer d'avis et le couple se voit contraint de quitter le commissariat...

Les réactions face à l’attitude de ces policiers ne se font pas attendre !

« On vient de nous refuser l'entrée au commissariat central de Paris pour cause... d'allaitement. J'hallucine ! » raconte le papa sur Facebook.

Internet se mobilise et les commentaires de soutien pour les jeunes parents choqués se multiplient : « Réaction machiste et ignare. L'allaitement est la plus belle chose que des parents puissent offrir à un bébé. Ces policiers sont d'une pudibonderie révoltante. Encore des idiots qui confondent allaitement et sexualité ! » , « Soutien total. En tant que jeune père d'une petite fille qui a 6 semaines, à votre place, je pense que j'aurais fini en garde à vue... Bravo pour votre calme. » , « si vous aviez donné un biberon devant tout le monde, la réaction aurait été l'indifférence... ».

Une pétition, massivement partagée, a été créée sur le site Change.org : « Faites respecter le droit à l'allaitement dans les lieux de la République ».

On y lit notamment : « Non seulement, ces hommes qui sont garants de notre sécurité à tous et a priori porteurs de notre confiance, ont échoué à offrir un endroit sûr et accueillant à une jeune mère et à son enfant, mais ils ont en plus tenté de l'humilier publiquement ».

Alerté, le maire Jacques Boutault s'est dit « outré » par cet incident, considéré comme « une atteinte à la liberté individuelle et à la liberté des femmes ».