L’État crée le débat en interdisant le prénom Ambre aux petits garçons

Peut-on faire ce qu’on veut avec le prénom de son enfant ? Il semblerait que non … En Lorient, un petit garçon se retrouve sans prénom depuis sa naissance en janvier 2018 car le parquet juge que l’appellation « Ambre » est trop féminisée. L’histoire se propage, et elle n’est apparemment pas la seule !


L’État crée le débat en interdisant le prénom Ambre aux petits garçons

Il semblerait même que ce cas ne soit pas isolé : après la diffusion dans les médias de l’histoire du pauvre petit Ambre, les parents d’une petite Liam se sont également manifestés. Alors que ce prénom est déjà utilisé sur de petites filles dans notre pays (les parents ont l’extrait de naissance d’une enfant pour le prouver), le bureau de l’état civil de Lorient semble faire du zèle.

Mais que s’est-il passé exactement dans le cas d’Ambre ? Ce jeune enfant, né en janvier 2018, s’est vu attribué par ses deux mamans un prénom très joli et que certains considèrent comme mixte. Cependant, l’officier d’état civil avait signalé l’affaire au Procureur de la République de Lorient, qui craignait pour l’enfant un risque de confusion de sexe. De ce fait, et après que le Parquet ait requis un changement de prénom, la mère du bébé avait été assignée devant le Juge aux Affaires familiales de Lorient.

Ce juge, qui avait estimé – comme les mamans – que ce prénom était acceptable, ne voyait pas de motif pour interdire ce choix. Mais à présent, le Parquet fait appel … Ce qui reporte le jugement définitif de plusieurs mois voire plusieurs années ! Les délais de traitement étant très long, le petit Ambre risque de ne légalement pas avoir de prénom avant avril 2019. Une situation incompréhensible, pour les parents d’Ambre comme pour ceux de Liam, qui sont dans le même cas.

« La société est très injuste, elle laisse passer des prénoms très ridicules (…). Je me dis qu'un prénom si classique et si ancien et reconnu mixte ne passe pas, c'est l’État qui nous attaque ? On doit vivre ça pendant 2 ans. En attendant, moralement et financièrement c'est difficile. Ce qu'on trouve injuste, c'est que la procureure agit comme une avocate », a déclaré la maman d’Ambre.

En attendant, voilà deux enfants qui répondent déjà à leur prénom … Et qui l’aiment peut-être beaucoup !