EVOLUTION DES CONDITIONS D’ACCÈS A LA PMA

La question de la PMA (Pro-création Médicalement Assistée) doit s’insérer dans un projet de loi que le gouvernement entend présenter au Parlement début 2019. Le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) s’est prononcé mardi 25 septembre sur le sujet.


EVOLUTION DES CONDITIONS D’ACCÈS A LA PMA

La PMA regroupe différentes techniques médicales - l’insémination artificielle, la fécondation in vitro et l’accueil d’embryon - dont le but est de permettre à une personne qui ne le peut pas d’avoir un enfant.

Ce mardi 25 septembre le Comité d’éthique français a très certainement posé les bases de la révision de la loi de bioéthique, que promet le gouvernement français pour 2019. En effet, le CCNE s’est prononcé favorable à l’extension de la PMA à toutes les femmes.

Jusqu’alors ce type d’interventions était exclusivement réservé aux couples hétérosexuels pour des raisons médicales. La PMA est autorisée si l’un des deux membres du couple requérant est stérile, ce qui doit être médicalement constaté, ou si l’un des membres est porteur d’une maladie grave susceptible d’être transmise au conjoint ou à l’enfant.

Présentement, les femmes qui ne sont pas dans un cas énoncé précédemment ne peuvent pas avoir accès à la PMA en France. Elles ont ainsi tendance à se rendre à l’étranger, en Belgique, Grande Bretagne ou Espagne, pour la majorité des cas. L’extension de la PMA, permettrait aux couples de lesbiennes et aux femmes seules d’avoir un enfant.

 

 

L’extension de la PMA était une des promesses importantes faites par Emmanuel Macron lors de sa campagne électorale, toutefois il en appel à un débat apaisé. Le président de la république redoute manifestations et affrontements, telles qu’il en est survenu sous le quinquennat de François Hollande lors de la réforme du mariage pour tous.

D’un côté, les partisans de l’extension de la PMA à toutes les femmes considèrent qu’il s’agît d’une avancée de plus vers l’égalité des droits et la fin d’une discrimination notamment envers les couples homosexuels. De l’autre, certains opposants dénoncent le fait que des enfants grandissent sans père, et quelques médecins estiment que la PMA doit rester motivée par des raisons médicales. Reste à voir ce que le gouvernement proposera d’ici quelques mois...