La France, 55ème pays à interdire la fessée


La France, 55ème pays à interdire la fessée

Après de longs débats au Parlement, la France est finalement le 55ème pays à interdire les « violences éducatives ordinaires », ce vendredi 30 novembre. La proposition de loi a été adoptée à la quasi-unanimité. 1 seule député, Emanuelle Ménart, ralliée au Rassemblement National, a voté contre.

Le texte de loi comporte 2 articles. Le premier traite notamment de l’exercice de l’autorité parentale. Les titulaires de cette dernière ne peuvent à présent plus user de violences physiques ou psychologiques envers leurs enfants.
Le deuxième article quant à lui, prévoit la remise au Parlement d’une étude permettant d’« évaluer les besoins et moyens nécessaires à la mise en œuvre d’une politique de sensibilisation, de soutien, d’accompagnement et de formation à la parentalité à destination des futurs parents ».

Cette nouvelle loi a avant tout une visée pédagogique. La député, Maude Petit, porteuse du projet, affirme que « la violence n’est pas un mode d’éducation, elle est même tout le contraire ». L’objectif affiché de cette nouvelle loi, est de mettre fin à un droit de correction hérité du XIXème siècle, qui n’existe pourtant plus dans la loi -seulement dans la jurisprudence-.

Aucune sanction pénale n’est prévue avec l'application la loi, d’où sa visée pédagogique plutôt que punitive. Toutes fois, rappelons que des sanctions existent déjà pour les situations de maltraitance infantile.  

Certains acteurs politiques, notamment de droite et d’extrême droite, dénoncent l’inutilité de cette « loi anti-fessée ». Ils pointent l’« ingérence » dans le cadre privée et familiale qu'elle suppose. 
A cela, Maude Petit a répondu avec fermeté que « toutes violences physiques et psychologiques exercées à l’encontre d’un enfant sous prétexte de son éducation, […] sont le terreau de maltraitances ». Elle rappelle qu’autorité parentale et violence ne doivent en aucun cas être confondus. La député fait également valoir « le droit de s’immiscer dans la vie privée pour protéger les plus faibles », tel que l’accordent par exemple les situations de violences conjugales.