La mère de Séréna - enfant martyr - de nouveau devant la justice

Rosa Da Cruz, la mère de la petite fille qui avait été retrouvée enfermée dans le coffre de la voiture, est de retour devant la justice. Le procès en appel s’est ouvert ce lundi 7 octobre 2019.


La mère de Séréna - enfant martyr - de nouveau devant la justice

Séréna, petite fille de 23 mois retrouvée dans des conditions déplorables

C’est en 2013 que la terrible découverte a eu lieu. En ouvrant le coffre de la voiture de la mère de famille, un garagiste a trouvé une petite fille très sale, au milieu de sacs poubelles, de biberons usagés d’excréments et dans une odeur de putréfaction insoutenable. L’enfant était nue, en sueur et avait du mal à trouver l’oxygène dans cet environnement confiné et irrespirable, d’après le garagiste. Séréna a survécu, mais a échappé de peu au pire. Mais cette maltraitance lui a laissé de graves séquelles : aujourd’hui âgée de 7 ans, elle souffre d’une « infirmité permanente » et d’un « déficit fonctionnel », ce qui a pour conséquence le développement mental d’une enfant de 3 ans. Elle bénéficie d’un suivi médico-éducatif spécialisé.

Rosa Da Cruz, mère dans le déni

Décrite comme une mère de famille « aimante » avec ses trois autres enfants âgés de 8 à 2 ans à l’époque, Rosa Da Cruz est également une femme sujette aux dénis de grossesse. C’était déjà le cas pour son deuxième enfant, tandis que son troisième n’avait été détecté qu’au bout de sept mois de grossesse. Séréna est elle aussi issue d’un déni de grossesse. Mais pour cette dernière, Rosa Da Cruz accouche seule, et c’est ce qui a été déterminant. Elle ne la considèrera jamais vraiment comme un bébé. Elle l’installe dans le coffre de sa voiture au sous-sol et s’occupera d’elle comme d’une poupée, quand personne n’est aux alentours. Personne n’a connaissance de cette petite fille, ni le mari, ni les enfants. Ce qui crée une sorte de dédoublement entre sa vie « normale », et sa vie avec Séréna. Elle aura donc été dans le déni juqu’au bout, même après la naissance de sa fille.

Le procès en appel s’est ouvert ce lundi

En 2018, la mère avait été condamnée à cinq ans de réclusion dont deux fermes pour violences volontaires ayant entrainé infirmité permanente sur mineur. Ce lundi, le procès en appel a débuté. Les parties civiles reprochent à l’accusée la maltraitante subie par la petite fille entraînant son infirmité permanente. Le Pr Henri-Michel Delcroix défend quant à lui l’état de « sidération psychique complet » de la mère au moment des faits pouvant selon lui conduire à une irresponsabilité pénale. Rosa Da Cruz risque jusqu’à 20 ans d’emprisonnement.