La mère d’un bébé décédé comparaît aux assises pour violences …

Depuis hier, une mère comparaît pour "violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner" devant la cour d'assises du Gard.


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Le drame

La petite Zélia est donc décédée à l’âge de 11 mois suite à des violences dans son domicile familial de la part de sa mère. La mère, en instance de séparation avec le père de la jeune enfant, n’aurait pas supporté les pleurs jugés trop nombreux du bébé. Les parents de la famille nombreuse de sept enfants, ne s’entendaient pas sur l’éducation de ces derniers. Et, selon la mère, Zélia ressemblait trop à son père ce qui lui aurait été insupportable.

Le 12 décembre 2017, la jeune enfant de 11 mois été donc arrivée dans un état dramatique au service pédiatrique de l’hôpital de Nîmes. Vu l’importance et la gravité de ses blessures, la fillette avait été évacuée vers un hôpital de Marseille où elle est décédée deux jours plus tard.

Les différentes versions 

Suite au drame, la mère de famille avait été interrogée mais elle avait rejeté la responsabilité de son décès sur les deux sœurs (âgées de 2 et 3 ans) de la petite Zélia. Selon cette première version, elles auraient en effet frappé leur petite sœur à coup de jouets.

Quelques semaines après ce triste événement, la mère avait donné naissance à un petit garçon. C’est à ce moment-là que sa version avait commencée à changer. Elle est devenue complètement différente jusqu’à reconnaitre avoir frappé sa jeune fille …

Elle aurait donc frappé son bébé à coups de balai parce qu’il pleurait toute la journée. La mère a aussi confié que ses autres enfants donnaient des coups à la jeune Zélia en lui lançant leurs jouets sur la tête. L'enfant pleurait, vomissait et avait des bleus au niveau des yeux, ce qui a conduit la mère à l’emmener à l’hôpital.

La peine

La mère de famille est aujourd’hui incarcérée, et ce depuis janvier 2018. Elle se retrouve donc seule face aux jurés de la cour d'assises du Gard pendant deux jours. Elle est défendue par son avocat, maître Baptiste Scherrer.