28 Septembre : Journée mondiale du droit à l'avortement

Nous avons célébré cette semaine la journée mondiale du droit à l'avortement. Mais qu'en est-il de l'avortement dans le monde ? Babyfrance fait le point.


droit à l'avortement

Un droit qui n'est pas autorisé dans tous les pays

Au cours de leur vie, près d'une femme sur trois a recours à un avortement. C'est après de longues années de bataille et des pratiques clandestines, que le droit à l'avortement ou IVG (interruption volontaire de grossesse) a été instauré en France le 17 janvier 1975 par Simone Veil.

Cependant, ce droit à l'avortement n'est pas autorisé dans tous les pays du monde. Il est parfois même considéré comme un crime. En effet, en Afrique (comme en Côte d'Ivoire où de nombreux textes de loi la sanctionnent) et en Amérique Latine (où il n'est autorisé qu'à Cuba et en Uruguay), il est encore difficile d'avorter.

Cette année, pour l'occasion du 28 septembre, des femmes ont manifesté à Buenos Aires pour réclamer ce droit dans tout le pays.

D'autres femmes ont manifesté à Mexico pour que ce droit soit légalisé dans l'ensemble du pays. En effet, il n'est légal depuis 2007 que dans la capitale du Mexique.

Une application de ce droit en France fortement critiquée

Ce droit est encore très inégalitaire en France. En effet, beaucoup de personnes issues du milieu médical ou luttant pour les droits des femmes, montrent que ce droit n'est pas respecté équitablement dans le pays. L'accès peut être difficile et les démarches sont parfois longues.

Beaucoup d'enquêtes relèvent que les prises de rendez-vous au-delà de 10 semaines peuvent être insatisfaisantes. De plus, face à un manque de financement, de nombreux établissements ont fermé en l'espace d'une dizaine d'années.

En outre, même si ce droit existe en France, qu'il a été pratiqué 224 300 fois en 2018, et qu'il est remboursé par la Sécurité sociale, 3 000 à 5 000 femmes par an se rendent dans d'autres pays européens pour avorter. En effet, le délai est plus long en Espagne ou en Autriche (14 semaines), mais aussi en Suède (18 semaines), au Pays-Bas (22 semaines) et au Royaume-Uni (24 semaines).

En 2020, la culture de la France reste très moraliste, car beaucoup de principes conservateurs sont encore présents.

Rappel : en 2020, les gynécologues ont encore recours à la clause de conscience. En effet, ils ont le droit d'éviter de pratiquer des avortements.

Projet d'amélioration du droit à l'avortement en France

On en entend peu parler, mais une proposition de loi pour octobre 2020  sera en débat en France. En effet, plusieurs points devraient être abordés :

  • l'allongement du délai légal d'avortement de 12 à 14 semaines
  • la suppression de la clause de conscience
  • l'élargissement des pratiques de l'IVG aux sages-femmes (justifiant d'une expérience suffisante)  
  • une révision de l'éducation sexuelle à l'école

Tous ces points ont pour but une modernisation de cette loi afin de sensibiliser au mieux la population et permettre aux femmes de gérer leur corps comme elles le veulent.