Lait maternel et partage de lait : une vraie mauvaise idée !

Une maman canadienne a créé un réseau de partage de lait maternel. Mais les autorités sanitaires déconseillent aux femmes d’utiliser ce type de services.


partage de lait

Partage de lait : merci mais non-merci !

Sachez-le mesdames et messieurs : le lait maternel, ça ne se partage pas !

C'est justement ce que Mika Putterman, une jeune maman canadienne, a appris à ses dépens. En effet, la jeune femme mère de jumeaux, rencontrait à l'époque des difficultés pour allaiter ses bébés. Des amies lui proposent alors de lui donner du lait. Une solution toute trouvée pour Mika Putterman !

Solution et expérience qui lui donne alors l’idée de créer un réseau de partage de lait maternel ! Du jamais vu à Montréal ni nulle part ailleurs. Le concept de « Partage de lait » est simple. Il s’agit de mettre en relation des mamans qui souhaitent donner du lait et des mamans qui manquent de lait.

La loi de l'offre et de la demande appliquée au C2C (Consumer to Consumer) appelé aussi en français du service de particulier à particulier. Un business sur le même principe que Blablacar ou Leboncoin. Ainsi, cette « banque de lait » a permis à une dizaine de mamans de bénéficier d’échanges de lait.

Aucun contrôle sur la qualité du lait

Cependant, les autorités sanitaires canadiennes ne l’entendent pas de cette oreille. Elles considèrent que l’échange de lait est potentiellement dangereux.

En effet, il n'y a aucun test ou contrôle permettant de s’assurer de la qualité du lait ainsi échangé. C'est pourquoi l’organisme fédéral de santé prône une totale abstinence : « le lait maternel non traité ne doit pas être partagé ! » Logique...

La glace « Baby Gaga »

Autre exemple étonnant et basé sur le même concept : la glace « Baby Gaga ! » Décidément, le lait maternel, on ne le donne pas et on le vend encore moins !

On se souvient de ce marchand de glaces londonien qui vendait des glaces au lait maternel. Les autorités ont demandé le retrait du marché de cette glace « Baby Gaga », suite aux plaintes des consommateurs. Là encore, on comprend la démarche de ces derniers !