Peut-on choisir le sexe de son futur enfant ?

Régimes privatifs, aide de la science,... Peut-on vraiment influer sur le sexe de son futur bébé ?


Peut-on choisir le sexe de son futur enfant ?

Lorsque l'on est enceinte, généralement, on aime avoir la surprise concernant le sexe de son enfant, ou bien on souhaite le découvrir en temps voulu. Mais il arrive que de futures mamans aient envie d'un enfant d'un sexe en particulier. De nombreux couples tentent chaque année d'influer sur le sexe de leur futur bébé. Et c'est loin d'être simple ! Il faut en effet faire en sorte qu'un seul type de spermatozoïde rencontre l'ovule. Alors, qu'en est-il vraiment ? 

Une méthode contraignante

Dans les années 1970, un gynécologue a mené une grande étude à l'hôpital Cochin. Son objectif était de démontrer que les sels minéraux modifient la composition de la glaire cervicale, secrétée dans le col de l'utérus. Et les résultats de son étude ont permis de dévoiler qu'un régime à fort apport en calcium et magnésium favorisait la naissance des filles. A l'inverse, un régime à fort apport en sodium et potassium favoriserait la naissance de garçons.
Suite à cette étude, le gynécologue, encore en activité aujourd'hui, a sorti une méthode dont il en détaille les étapes dans un livre Choisir le sexe de son enfant, et se consacre uniquement à son activité de conseil aurpès des futures mamans. 

Mais cette méthode est loin d'être simple. En effet, le régime à suivre inclut de nombreuses privations et doit absolument être suivi médicalement. Il est aussi très contraignant ! Beaucoup de femmes qui l'ont essayé ont fini par abandonner. De plus, la sicence est loin d'être exacte, et ce même si le médecin à l'origine de cette méthode se vante d'un taux de réussite de 90%. 

D'autres méthodes peu fiables

Pour mettre plus de chance de leur côté, des femmes combinent la méthode évoquée plus haut avec d'autres méthodes cependant beaucoup moins fiables. La méthode du professeur Shettles par exemple : des études récentes ont démentis les hypothèses émises par le professeur, mais sa méthode est encore utilisée ! De même pour la méthode Selnas, selon laquelle l'ovule attirerait les X ou les Y à des jours bien précis dans l'année. 

Il reste que ces méthodes ne sont pas efficaces. Inutile donc de calculer la fréquence des rapports sexuels, la date exacte de son ovulation, de favoriser certaines positions, ou de suivre à la lettre les évolutions du calendrier chinois. Des tas de méthodes farfelues et totalement inefficaces circulent sur le net. Il vaut donc mieux faire preuve de prudence.

Le diagnostic pré-implantoire

Il existe toutefois une méthode 100% fiable scientifiquement pour choisir le sexe de bébé. Il s'agit du diagnostic pré-implantoire (DPI) ou tri de spermatozoïdes. Cependant, cette méthode est illégale en France, sauf dans des cas de transmission de maladies bien précises, comme l'hémophilie, car elle est extrêmement invasive pour le corps de la femme. 

Et à l'étranger ? 

Des couples partent souvent aux Etats-Unis, en Thaïlande ou Chypre, car dans ces pays des centres spécialisés proposent aux couples de "fabriquer" un embryon sur mesure. Ainsi les "Fertility Institues" américains sont spécialisés dans les diagnostics pré-implantoires et répondent généralement aux demandes de sélection du genre. Mais l'intervention se paie cher (environ 15 000 dollars). 

Bien connaître ses motivations de futurs parents

Finalement, il faut avant tout connaître précisément ses motivation de futurs parents, avant de se lancer dans une telle aventure. Bien sûr, si une future maman décide de suivre une méthode spéciale ou un régime particulier, c'est sa liberté individuelle. Mais les gynécologues rappellent qu'il faut savoir être prête à accepter que le résultat ne soit pas au rendez-vous, et donc accueillir la nouvelle avec le sourire. 

La psychanaliste Geneviève Delaisi de Parceval prévient : "Choisir le sexe de son enfant n'est pas un acte anodin. Il faut donc garder à l'esprit que l'on donne naissance à un sujet, un inconnu. Partir avec des idées préconçues peut faire peser énormément de pression sur l'enfant à venir."

Photo : www.fertilys.org/