L'endométriose, une maladie à traiter rapidement

Encore très mal diagnostiqué, l’endométriose est une maladie qui peut causer des problèmes de fertilité chez une femme. Certaines patientes découvrent qu’elles en sont atteintes plus de 6 ans après malgré les symptômes fortement visibles dès l’adolescence.


endométriose

Quels sont les symptômes de l'endométriose ?

L'endométriose est une maladie bénigne et hormono-dépendante, elle touche les femmes en âge de procréer. Elle est caractérisée par la migration des cellules de l'endomètre (muqueuse qui tapisse la face interne de l'utérus), ce sont elles, mélangées à du sang notamment qui sont expulsées et évacuées par le vagin. Chez certaines femmes, ces cellules sont également évacuées vers les trompes, elles s'éliminent généralement naturellement.

L'endométriose se caractérise par la non-élimination et donc la greffe et la multiplication de ces cellules à des endroits inappropriés comme les trompes. Le symptôme principal est la douleur. Elle peut surgir pendant les règles, pendant les rapports sexuels ou lors de l'émission des selles pendant la période des règles. Certaines femmes peuvent aussi ressentir des douleurs pelviennes et abdominales. Cela peut provoquer de grosses fatigues au quotidien. L'endométriose peut handicaper une femme dans sa vie active car elle sera dans l'impossibilité de se déplacer à cause de ces fortes douleurs. Dans certains cas, la maladie peut entraîner un risque d'infertilité.

Quelles sont les causes ?

On peut malheureusement encore difficilement établir de lien de cause à effet. Cependant, on peut noter un certain nombre de prédispositions :

  • Une malformation génitale
  • Les facteurs génétiques
  • L'hormono-dépendance
  • Les facteurs immunitaires (certaines détruisent les cellules mal placées, d'autres pas)

Comment diagnostiquer l'endométriose ?

Bien que certaines femmes se font diagnostiquer des années après, il est possible de savoir si une femme est atteinte en comparant ses symptômes avec les symptômes de l'endométriose. Puis, par la suite, il faut aller consulter un spécialiste qui pourra envisager des examens médicaux comme :

  • Une IRM,
  • Une échographie pelvienne par voie vaginale,
  • Un examen clinique du type toucher pelvien ou encore une simple prise de sang afin de rechercher des marqueurs biologiques mais cet examen reste assez peu fiable.

Par doute, le médecin pourra effectuer une coelioscopie (prélèvement de tissus) mais c'est une opération lourde qui est généralement utilisée en dernier recours.

Quels sont les traitements ?

La douleur ne peut pas être soignée avec du paracétamol comme les douleurs des règles. Deux types de traitements, souvent complémentaires peuvent s'appliquer :

  • Le traitement chirurgical, par cœlioscopie, c'est-à-dire l'excision des lésions endométriosiques.
  • Le traitement médicamenteux qui aura pour objectif de bloquer l'ovaire. Ainsi on pourra prescrire des progestatifs ou des injections d'analogues de la GNRH qui auront pour effet de bloquer l'hypophyse ou l'hypothalamus et mettre l'ovaire au repos, provoquant une « ménopause artificielle ». Parfois, prendre la pilule en continu peut suffire.

L'association de ces deux traitements permet de limiter la propagation de l'endométriose, voire parfois de la bloquer. C'est une maladie chronique, on ne peut véritablement dire que l'on en est guérie. Il est donc impossible de prévenir l'apparition de l'endométriose, cependant, adopter une bonne hygiène de vie peut limiter le risque d'apparition ou de complication.