Quand bébé met du temps à arriver

Vous avez beau mettre du cœur à l’ouvrage, vous n’arrivez pas à tomber enceinte. Sachez qu’il existe une multitude de facteurs pouvant être à l’origine d’une grossesse tardive. Nous les passons en revue dans cet article.


Quand bébé met du temps à arriver

Vous êtes avec Jules depuis des années et tout se passe à merveille. Après un mariage digne de ce nom, vous continuez votre petit bonhomme de chemin et avez désormais un nouvel objectif : fonder une famille. Alors vous vous y mettez, vous essayez encore, et encore… Un beau jour, vos règles semblent manquer à l’appel, vous vous réjouissez. Malheureusement, elles font leur apparition quelques jours plus tard, comme pour vous narguer. Alors vous essayez à nouveau, mais rien n’y fait, bébé ne semble pas vouloir pointer le bout de son nez.

Cette situation, nombreux sont les couples qui l’ont vécue. Mais rassurez-vous, la plupart de ces couples sont maintenant les heureux parents d’un petit bout. Il existe de nombreux facteurs responsables d’une grossesse tardive, la clé est de savoir les déceler et de ne surtout pas se décourager.

La fréquence des rapports sexuels

Avoir des rapports sexuels réguliers est une condition plutôt évidente au processus de « tomber enceinte ». Encore faut-il savoir ce qu’on entend par « réguliers ». Idéalement, une sexualité « normale » (deux à trois rapports par semaine) devrait aboutir à une grossesse dans les six mois à venir pour au moins un quart des couples de moins de 30 ans.

Malheureusement, avoir ces rapports sexuels « réguliers » n’est pas donné à tout le monde. En effet, les conjoints sont souvent séparés professionnellement et ne trouvent le temps que les week-ends. De plus, si ces week-ends sont placés après l’ovulation, la grossesse peut tarder à venir. On parle alors d’infécondité sociale, par opposition à l’infécondité médicale qui demande une intervention.

L’ovulation

Votre ovulation est-elle régulière ? Si vos règles surviennent régulièrement, par exemple entre 26/28 et 30/32, alors tout va bien car lorsque les cycles sont réguliers, l’ovulation l’est aussi.

En cas de cycles irréguliers, votre médecin vous conseillera peut-être de faire une courbe de température qui vous permettra de voir à quel moment l’ovulation se produit. Petit rappel : au cours du cycle, il y a une période de température basse et haute. L’ovulation a lieu lors du décalage de la température.

Vous pouvez également vous procurer des tests d’ovulation vendus en pharmacie. Ils vous permettront de déceler vous-même votre cycle d’ovulation. Le test détecte la présence d’hypophyse dans l’urine. Si le test est positif, sachez que l’hypophyse a été détectée et que l’ovulation aura lieu 24 à 36 heures plus tard.

La fécondabilité de l’ovule

Il s’agit simplement de la probabilité que l’ovule pondu soit fécondable. Notez que cette fécondabilité diminue avec l’âge. Elle est stable jusqu’à 30 ans, diminue légèrement après puis chute fortement après 35 ans.

Un sperme sain

Il s’agit aujourd’hui d’une des premières causes d’infertilité du couple. En effet, il a été démontré à plusieurs reprises que la qualité et le nombre de spermatozoïdes se sont dégradés ces dernières années. Les causes sont multiples : alcool, cigarette, pollution…

Si la raison de votre infertilité ne se trouve donc pas dans les paragraphes ci-dessus, nous vous conseillons de procéder à un spermogramme avant de vous lancer dans d’autres examens fortement désagréables pour la femme. En cas d’anomalie du sperme, il n’y a malheureusement pas de traitement efficace et vous devrez consulter un médecin spécialiste de la reproduction.

Les examens complémentaires pour la femme

Ces examens consisteront à examiner l’état des trompes et de l’utérus.

L’hystérosalpingographie consiste à injecter un produit par le col. Ce produit rend opaque la cavité utérine puis les trompes et permet ainsi d’apprécier leur perméabilité (c’est-à-dire leur capacité à laisser pénétrer les spermatozoïdes).

La cœlioscopie, elle, se chargera de donner une vision d’ensemble du bassin maternel, de détecter les zones d’ombre et de les « réparer ». Il s’agit cependant d’une opération qui s’effectue sous anesthésie générale.

Crédit photo : themominmemd.com

Source : psychologies