La tokophobie : qu’est-ce que c’est ?

Pour la plupart des femmes, être enceinte est un véritable bonheur. Pour d’autres, cela est une source d’anxiété et de grand stress au point de ne pas vouloir tomber enceinte. Zoom sur cette maladie peu connue mais qui touche de nombreuses femmes : la tokophobie. 


La tokophobie : qu’est-ce que c’est ?

On le sait toutes, être enceinte c’est vivre un chamboulement psychique et physique. La plupart du temps, ce changement est plutôt bien géré par les futures mamans. Pour d’autres, c’est nettement plus compliqué. Certaines femmes ont une peur bleue de l’accouchement. Même si cette maladie n’est pas très connue, elle est pourtant bien réelle. Cette pathologie n’est pas à prendre à la légère, puisqu’elle peut atteindre un stade de stress si élevé, que certains femmes peuvent vouloir éviter une grossesse à tout prix voir même y mettre un terme.

C’est quoi exactement ?

La tokophobie c’est « une peur panique de l’accouchement ». Cette angoisse est liée à :

- peur de la douleur
- peur de la mort
- lien entre sexualité et accouchement

Les femmes qui en sont atteintes multiplie les moyens de contraception afin d’éviter de tomber enceinte. De plus, il est également possible qu’elles réclament une césarienne pour éviter un accouchement par voie naturelle.

Qui est concerné ?

Bien que toutes les femmes puissent être concernées par cette pathologie, elle touche souvent les très jeunes filles ainsi que les femmes de plus de 40 ans. Les futures mamans ayant une grossesse à risque ou compliqué peuvent aussi développer cette phobie. Les spécialistes ont remarqué qu’une femme ayant subi des attouchements/abus sexuels pouvaient également être touchée par la tokophobie.

3 formes de tokophobie

Il y a donc 3 formes différentes de tokophobie. Tout dépend des circonstances de déclenchement de la phobie :

- Primaire : la contraception est excessive de peur de tomber enceinte
- Secondaire :  « survient après un accouchement difficile, par exemple en cas d'extraction instrumentale en urgence en raison d'une souffrance du fœtus ou tout simplement de douleur très importante, traumatisante »
- Symptômes d’une dépression pré-natale : « le fait de réaliser sa grossesse et ses implications peut entraîner un syndrome dépressif. Cette dépression peut être traitée et ne se transforme pas forcément en baby blues, surtout si l'accouchement se passe finalement bien »

Conséquences

Cette peur irraisonnée de l’accouchement incite généralement la future maman à demander une césarienne. En cas de peur vraiment intense, cela peut aller jusqu’à demander l’interruption de la grossesse.

Les patientes demandent fréquemment une stérilisation une fois qu’elles ont accouchés afin d’éviter de tomber enceinte une nouvelle fois.

Des vomissements plus importants que de simples nausées matinales peuvent faire leur apparition. Ils sont liés au fait que : la femme refuse la grossesse, au manque d’attachement qu’éprouve la femme pour son fœtus, ou veut en finir le plus vite possible avec la grossesse.

Comment surmonter cette phobie ?

Comme n’importe quelle phobie, cela se guérit avec l’aide de spécialistes. Si vous ressentez les symptômes cités précédemment, n’hésitez pas à en parler à votre médecin ou gynécologue. Si ceux-ci n’arrivent pas à vous rassurer, l’aide d’un psychologue peut être utile. En effet, il essayera de comprendre d’où provient cette peur. De plus, cela vous calmera et vous aidera à aborder votre grossesse plus sereinement.

Les médecines douces comme l’homéopathie ainsi que la phytothérapie sont des remèdes naturels qui peuvent vous aider contre le stress intense. Pratiquer un sport calme comme le yoga est également très bon pour le corps et l’esprit.

Suivre des cours de préparation à la naissance peut également être utile.

 

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