Cholestase gravidique : un vrai danger pour bébé !

Bien que rare, la Cholestase gravidique représente un vrai danger pour bébé et concerne 0,1 à 25 % des grossesses en fonction du pays.


cholestase

La cholestase : qu'est-ce que c'est ?

La cholestase est la pathologie hépatique la plus fréquente chez la femme enceinte. Pourtant, en France, seul, 0,1 à 1 % des grossesses donne lieu à une cholestase gravidique. Les premiers symptômes sont des démangeaisons liées à une élévation sanguine des acides biliaires.

Plus précisément cela signifie que les cellules du foie laissent passer les acides biliaires dans le sang au lieu de les transformer pour qu'ils soient excrétés dans la bile. Ainsi, chez la femme enceinte (ou gravide), on parle de cholestase gravidique.

Symptômes et causes

Pour commencer, les causes de cette pathologie sont diverses. Entre changements hormonaux liés à la grossesse et prédispositions génétiques auxquels s'ajoutent les facteurs environnementaux ou alimentaires. Les symptômes apparaissent généralement au troisième trimestre de grossesse (entre le sixième et le huitième mois) :

  • Premièrement, on ressent de fortes démangeaisons au niveau des extrémités (paumes des mains, plantes des pieds) puis des membres, les seins, le ventre et le visage.

  • La nuit cela peut devenir intolérable au point de perturber le sommeil.

  • Enfin, en l'absence de traitement, un ictère (ou jaunisse) peut apparaître dans les semaines suivantes.

Les conséquences pour bébé

Détectable par un simple bilan hépatique la cholestase gravidique peut provoquer deux types de complications chez le bébé, même si le plus souvent tout se passe bien.

  • D'une part, il est possible que la maladie engendre un accouchement prématuré. C'est le cas de 15 à 38 % des grossesses en fonction des études.

  • D'autre part, la cholestase peut générer une souffrance foetale aiguë pouvant aller jusqu'au décès in utero.

Concernant la maman, cette affection du foie est pénible mais pas dangereuse.

Le traitement de la cholestase gravidique

Premièrement, l'idée est de diminuer les démangeaisons grâce à l' acide ursodésoxycholique. On évalue son efficacité quelques jours plus tard avec une nouvelle prise de sang. Puis plusieurs fois par semaine à partir de 34 semaines.

Parallèlement, l'état de santé du bébé est surveillé grâce à des échographies et des monitorings réguliers enregistrant son rythme cardiaque.